Su um guia no Paraty

Su um guia no Paraty

Je pars seul de Ilha Grande et arrive a Paraty le Vendredi 6 Juillet. Mon pote Florent avec lequel j’etais a Ilha Grande est retourne a Rio la veille pour remonter au Nord avant de rentrer en France.

Paraty est a 2h de bus au Sud de Angra Dos Reis (ville cotiere au niveau Ilha Grande). Dans le bus je me suis retrouve avec 2 Francaise qui font le meme trajet, on s’est entre-aider pour prendre le bon bus.

Pourquoi je vais a Paraty ?
Lorsque j’etais a Rio j’ai rencontre une fille (Renata) durant le sommet de Rio+20 avec laquelle on a pas mal discute du Monde, du Green, et des choix. Elle me parle de Paraty, jolie ville cotiere peuplee d’artisans dont j’ai ensuite entendu parle a plusieurs reprises. Notament lors d’un petit concert au bord d’un joli petit port a Urca, quartier du Pão d’Acucar a Rio. Maya, une inconnu ami d’un gars avec qui je discutais, me dis que si je vais la-bas et que je veux travailler, je peux me rendre au Geko Hostel et demander Lisandro.
Dans mon idee, je voulais effectivemment trouver une maniere de sustanter a mes besoins ici, mais plutot en essayant de trouver un artisan qui me prenne chez lui comme une sorte d’apprenti, qui me nourisse et qui me loge pour pas grand chose. J’avais ma petite idee car Renata m’avais parle d’un artisan photographe Francais tres interessant et qui aime partager son savoir.

Me voila donc arrivant a la Rodoviaria (Gare routiere) de Paraty avec mon gros sac. Un mec vient me voir et me demande si je cherche un hostel… »nNon merci, je vais me derbouiller je connais des gens dans le coin, par conre je cherche le Geko pour y bosser ». Du coup je pars direct en direction du Geko suite a un entretien avec un certain Gaston.

(Je vais devoir faire des ellipses naratives sinon ce sera trop long)

Je rencontre ensuite Lissandro (Gerant de deux hostel voisins, le Geko et le Misti Chill) puis Andres (Responsable du bar), tous deux Argentins de Cordoba. Ils parlent espagnol a la sauce argentine et parfois assez rapidemment, ce qui fait qu’on adoptera parfois l’anglais pour une meilleure comprehesion.
Je leur raconte a tous les deux que je peux faire n’importe quoi, du Barman a la maintenance en passant par la cuisine, la garde de nuit, des photos…
Finallement Andres me dit qu’il faut que je repasse mardi, qu’ils auront du taf pour moi mais je ne peux pas dormir dans la poussada (hostel) car ils sont pleins! Et oui, je suis arrive durant le FLIP – Festival Literraire International de Paraty. La ville est pleine. Je plante donc la tente au camping juste a cote, laissant mon sac dans l’arriere boutique du Misti Chill, jugeant qu’il est mieux a l’abris la-bas.
Andres me demande quant meme de distribuer des flyers pour une boof qu’ils proposent au bar pourle soir meme. Il est deja 20h, je ne parle pas vraiment portugais (juste quelques bases que m’a donne Florent durant notre tour d’Ilha Grande), et je dois distribuer une tonne de flyer dans une ville que je ne connais pas ! Qu’a cea ne tienne, je m’y mets et acoste les gens leur proposant de « Jantar por la Praia ». Ca devenait pluc complique lorsqu’ils voulaient en savoir plus, notamment les gardes que j’ai acoste qui me demande s’il y a de la bonne musique et des filles mignones, moi qui sait a peine que le menu comportera du poisson accompagne d’un air de guitare.

Apres une nuit en tente ecourtee par l’apparition du soleil, je vais profiter du FLIP et retrouve Renata qui est la pour l’occasion. Le week end se passe donc sans interaction avec les poussada mis a part mes aller-retours a l’arriere boutique ou dorment toutes mes affaires (notament le regime de bananes qu’on a coupe a Ilha Grande et que j’avais durement porte sur mon dos) et le petit dejeuner gratuit que je me suis pris le premier jour ;).

Je rencontre le Francais artisan photographe, Patrick Allien. Un drole de gars qui a es idees sur tout et qui semble en plus etre assez informe. Apres plusieurs entrevues au cours du week end, il se trouve que Patrick est ingenieur de Centrale mais a decide de ne se consacrer qu’a son art. Cela fera j’espere le sujet d’un autre article.

Finalemment Florent a loupe son avion a Rio et redescend samedi sur Parati pour qu’on passe un peu de temps ensemble. Il reste 2 soirs, ce qui nous permet le premier soir de suivre une petit groupe de Zik improvise dans la rue dans une bonne ambiance bresilienne: tout le monde chante et danse ensemble;) Le dimanche, un bon concert de cloture! Comme la veile, tout le monde danse ensembe et fais des farandoles sur des chansons typiques (pas a toutes les chansons hein. Ca ressemble un peu a un bal de village mais pas trop quand meme).

Lundi Flo repart et je m’invite a dormir au Geko. Mes affaires me rejoignent enfin.

Mardi, j’espere commencer a travailler mais ne vois pas Andres. Discutant au petit dej avec un mec qui fait des tours de Kayak, il me dit que c’est gratuit pour les membres du staff et me propose de venir sur sa prochaine sortie si je veux. Je retrouve egalemment au petit dej des belges que j’ai renseigne la veille pour trouver une banque dans Paraty. Je les entraine dans la sortie kayak.
Petite sortie gratos en kayak donc par un beau soleil. Je discute bien avec Matthijs (le belge) qui a le meme age et est egalemment ingenieur d’affaire. Au retour on de fait une course de pagayage avec le guide, Matheu, et on dira qu’on etait ex-aequo (meme si j’etais un peu devant).

Matheu me propose du coup de faire « guide canoe » si un de ces 4 s’il a besoin de moi. « Ben ouai, pas de probleme ;) »

Le soir je commence a travailler ! En quoi consiste mon travail ?
Je dois rabattre des gens de la gare routiere jusqu’a la poussada. Je ne touche pas de fixe mais suis loge, nourrit le matin et touche 15 reais~6euros pour chaque personne que je ramene.
Je commence donc bien le soir meme en ramenant 3 holandaises sympathiques et qui de toutes manieres voulaient certainement venir au Misti Chill.

Saskia, Liz et Marie-Louise me rapportent donc d’un coup 45 reais!

Le soir, animation Capoeira au bar de la poussada sur la plage. Je me retrouve a faire des demos avec le maestre qui est la, avec le reste de l’annee de capoeira que j’ai fait au Lycee. Autant dire qu’apres une journee aussi facile et cool, je me semt plutot bien :)

Le lendemain les 2 belges et les 3 Hollandaises sont chauds pour louer des vtt. Je les emmene donc chez le loueur en lien avec ma pousada. On part donc a 6 (tjrs gratos pour moi) a velo, a la decouverte de cachoeiras (chuttes d’eau) a quelques km de Paraty. Me voila devant ce petit groupe de touriste a jouer le guide, traduisant les explications de Portugais a Anglais lors de la visite d’une Fazenda (distillerie de Cachaça), responsable de l’accrochage des velos, de l’itineraire et meme plus tard des photos.

Le soir mon petit groupe de touristes souhaite se faire un bon resto. Je leur propose un resto ou je suis alle manger avec Flo le week end et qu etait de bonne qualite. Malin, je vais en avance au resto et demande s’il peuvent me faire un prix, en tant que « guide ». C’est Matheu, le loueur de Kayak qui m’vait mis la puce a l’oreille la veille sur ce genre de chose, en me disant que si je faisais guie kayak, je mangeait gratuitement en emmenant les touristes dans un restos sur la plage.
Apres negociation, le boss me concede un abbatement de 15% sur le total de l’addition. En toute transparence avec mon petit groupe deja bien soude, ces 15% d’abattement viennent en deduction sur ma part a la fin du repas. Et oui le guide ne pourrait pas se permettre de suivre ses touristes sinon. Enfin, 5 reais pour um bon repas, ca fait toujours plaisir.

Le lendemain j’accompagne le couple de Belges (Matthijs et Rosie) a la gare routiere. La-ba sjetombe par hasard sur Gwen, un de potes francais de Rio. Il me dit qu’il attend les autres potes qui doivent descendre d’un petit village de montagne sur Paraty pour une nuit. Je savais qu’ils etaient par la, mais quelle surprise ! Avec le meme stratagemes, on se fait une bouffe ou ma part est offerte dans un snack turc de la gare routiere ;)

Le lendemain (Vendredi 13) je detourne Jean-Francois et Marie a la gare Routiere. Deux canadiens (qui ont besoin d’un stylo) qui voyagent dans l’optique de faire de l’escalade un peu partout. Un bon centre d’interet qui nous lie rapidement. Le soir on se retrouve du coup Pierre Monnier, Pierre Delapalma, Ivan, Gwen et sa copine et les 2 canadiens a faire les courses et la cuisine tous emsemble a l’auberge. Sans oublier les caipirinhas! Et on n’a tellement pas oublie les caipirinhas qu’on decide de tous repartir le lendemain avec les potes dans la communaute ecolo dans laquelle ils etainiet dans les montagnes. Eux c’est ce qu’ils avaient prevu a 3, et nous voila maintenant 7 motives…

Samedi, reveil 6h. Prise de conscience des gars, on va pas pouvoir s’incruster a 7. Ils partiront donc a 5, nous laissant J-F (dit Jota)et moi avec Marie sur Paraty! Qu’a cela ne tienne, je suis guide de kayak (;) on est parti pagayer 3 heures a la fraiche! C’etait super sympa !

Le lendemain mes des nouveaux ams s’en vont pour Rio. J’hesite a les suivre mais estime que j’ai certaines choses a terminer ici, conscient que lors de mon travail de rabatteur a la gare routiere j’aurai bcp de mal a retrouver un aussi bon petit groupe, mais que d’autres avenures m’attendent.
On aura au moins echange mes quelques connaissances en macrame contre l’apprentissage de a confection de la pate a pizza et de chaussons a la mangue/canelle :D Mmmmh!

Le meme jour arrive Olivier. Prof de Bio en Guyane Francaise. Encore du francais…Facile a reconnaitre avec son sac Queshua (qui pourtant existe dans d’autres pays). Olivier a du bol, ce soir la j’avais decide de cuisiner des crepes alors je l’entraine direct faire les courses. 6h de cuisine le soir entre preparation des mixtures de patates et lardons et la fonte du chocolat pour mettre avec les bananes. Mais du coup une bonne boof et bonne soiree!

Le lendemain Olivier me rejoint a la Gare routiere pour discuter. J’ai eguyer deux bresiliennes vers l’auberge et en rentrant tous les deux dans les petites rues de Paraty, un francais nous acoste, attire par la langue plate. Et hop, voila Hubert, avec ses chaussures Fives Fingers qui se joint a notre convoit pour la plage (la ou est l’auberge).
Dans la journee, deux autres francaises sont egalemment arrivees, Elodie et Ismene, mais pas vraient grace a moi.
e lendemain, ce nouveau petit groupe de francais se retrouve de nouveau (pour moi) a enfourcher des vtt (a la mecanique douteuse) pour aller voir les cachoeiras !n On perd Hubert dans la bataille, juste apres que j’ai pris ma frilosite a deux mains pour faire le tobogant naturel.

Le soir, Olivier et moi discutons avec une espagnole et une italienne parlant francais. Elles sont vraiment sympa et partent le lendemain pour..Rio, ou Olivier va egalemment. ce qui nous amene au lendemain ou encore une fois, j’accompagne ce monde a la gare des bus pour dire au revoir et me demander encore si moi aussi je ne devrais pas partir. Je retiendrai l’image de Valencina qui me donne son numero de tel bresilien debout a la porte du bus pendant que le bus fait marche arriere pour partir. Moyen rapide de les contacter si je me bouge le lendemain pour monter a Rio les rejoindre.

Et voila, on y est presque, on est quasiment arrive a auourd’hui ou j’ai encore dinner avec des francais. Enfins, ils ne faut pas non plus croire que je ne traine qu’avec e francophone. Il y a aussi ses p…n d’Archentins (;) qui parlent portugnol et les quelques bresiliens que je croise dans la journee.

Autre chose, ces quelques jours d’experience m’ont donne de bonnes lecon pratique de commerce mais aussi beaucoup permis de reflechir a l’evolution de ma pensee dans l’envie/besoin de gagner de l’argent. Moi qui au debut ne voulais que delirer et vivre une aventure chaque jour, je me suis rendu compte que ce gain par personne m’atteignait et que je devais le combattre. Et oui car un soir ou je retournais a la Rodoviaria voir s’il y avait du monde, je me suis demande « Pourquoi? ». Pour moi la reponse etait interessante, je me suis rendu compte queje n’allais pas a la gare des bus pour gagner de l’argent, mais me faire des nouveaux bons potes et delirer. par contre j’avouerai que cette tendance a evolue a partir du moment ou je me suis demande si j’allais pas partir de nouveau vers Rio a mon tour. Et oui car a partir de ce moment, j’avais de nouveau besoin d’argent pour payer le billet et si je pars sur Rio, le conteur « tune » recommence a tourner tandis qu’ici je genere par mon travail ce que je consomme en boof (logement gratuit)…
Du coup des que j’ai eu des envies et des peurs, j’ai plus pense tunes, court terme.

Ca sans parler de la concurrence deloyale generee par mon travail « freelance » a la rodoviaria en allant demarcher directement des personnes qui sinon pouraient se diriger d’elles meme (ou non) vers les officines des hostels en face de la gare.

Et puis heureusement que je pense vraiment que cette poussada est la meileure, car sinon je n’aurais jamais ete capable de la vendre. Tous ceux que j’y ai ammene m’ont remercie et etait tres content ! Ils voulaient meme m’aider a ramener des gens de la gare routiere ;)

Bon enfin voila plein de choses que tres peu liront et qui ne represente que peu de tout ce qui a traverse mon esprit.

Demain je me barres finallement a Rio rejoindre les Canadiens apres 2 jours a la rodoviaria sans trop y croire et un chomage technique du au remplisage de poussadas.

Suite de l’aventure dans le prochain episode, mais Niko guia do Paraty no Geko c’est fini !

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2 thoughts on “Su um guia no Paraty

  1. Vilma

    C’est marrant, ça m’a fait penser à une petite histoire qui se nommait « il montrerait le chemin » dans laquelle il y a un passage comme ça:
    « il n’y a que deux questions si tu ne sais pas ce que tu devrais faire dans ta vie: la première: qu’est-ce que tu ferais si tu ne devrais pas gagner de l’argent, et la deuxième, puisque tu ne peux pas dormir tous les jours, en quoi ce que tu fera va faire du bien aux autres, comment avec ton travail tu vas les enrichir, comment tu vas leur donner du bonheur. La réponse, longuement cherchée et trouvé profondément – c’est ta mission. Si tu t’y tiens, l’argent vient facilement, tu donnes que du bonheur aux gens, le travail devient une telle fête que tu oses même te poser la question « mais à quoi servent les dimanches » (extrait du livre de Gabija Vitkeviciute, « Karavansarajus »)
    :)

  2. Terrible mon nico, c’est cool ce que tu fais, y’a pas de meilleure facon de comprendre une nouvelle culture que de s’infiltrer completement comme tu le fais, et en plus ca te rapporte en tune, et en contacts humains! je suis sure que ca restera une super experience gravee dans ta memoire, et qui sait, peut etre irais-je faire un tour dans cet hostel kan je serai a Rio en Fevrier prochain… Plein de bisous, keep up the good work!

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