Une (dernière) journée à Alagoinhas !??

Une (dernière) journée à Alagoinhas !??

Légende :                    °°[…]°° = pensée

 

Préambule

Après 10 jours passés à Alagoinhas avec Léo et Ed, accuilli chez Ed avec sa Maman Maria-Nesse, j’ai annoncé hier soir à mes 2 compagnons que je partirai le sur-lendemain.

(Je suis dans la cuisine de la maison, sous un tissu de moustiquaire posé à l’arrache pour me protéger des moustiques qui me sifflent aux oreilles. Impossible d’écrire autrement ;)

Réveil

Je me réveil. Dans mon lit au pied de celui d’Ed. Je l’aperçois au travers de ma fine moustiquaire de voyage se préparant pour aller au travail. Ma montre posée à côté de mon oreiller indique « flouement » :  7h56. Ma pensée rapide (plus longue à écrire) ne fait qu’un tour : °° Encore 4min à dormir avant que la montre ne sonne. Le moment présent étant infini, 4min c’est bien suffisant pour me rendormir et profiter ! °°

La montre sonne, je m’étais effectivemment bien rendormi ;) Elle sonne une deuxième fois 4min après. Elle ressonnera encore 2min après qui m’ont parrues tellement longues. La Maman d’Ed rentre dans la chambre : « Léo vient d’appeler, c’est 9h00 ! ». °°On avait dit 9h30, je crois que ce sera 9h30 ;)°°

Je n’aurai dormi que 5h, j’ai écris jusqu’à tard hier soir. Mais bon, rien ne sert de repousser encore ce réveil. Je glisse mes fesses en avant sur mon gros matelas posé au so,l en pliant les genoux, et me lève lentement pour éviter d’avoir le tournis.

La maman d’Ed (revenue hier soir de 3 jours de « pélerinage ») me manquait : « Ya du couscous, t’en mange pas ? » – « Si, si, génial, juste le temps de sortir de la chambre » (il faut savoir que la porte de la chambre donne dans la cuisine. La maman d’Ed a tendance a me faire manger…et m’a même donné mon premier enrobage de bid je crois). Je m’attable donc et prend du couscous dans la casserole de cuisson vapeur dont je n’ai encore jamais vu de modèle similaire. Elle me fait le même type de remarque à propos des pâtes de banane et de Goyave qu’elle à ramené de son week end ; je me sers.

Sa copine/voisine Nega arrive avec son gamin. Je les salue, seul attablé. Elles discutent : « Alors il dit qu’il part demain. .. » en continuant de faire une remarque sur le fait que mon départ est incertain. « Tu pars demain alors ? » – « Ben oui, je vais essayer de partir demain, mais comme vous/tu (você) le savez bien, seul Dieu sait de quoi demain est fait. » – « T’as bien raison. »

 

 

 

Je prends donc mon temps pour déjeuner (j’ai déjà du mal à me rappeler ce matin…), préparer mes affaires, et pars à 9h…27 !

 

En chemin pour la ville

Je vais chez Léo à pied, prenant le chemin qu’on à déjà pris plusieurs fois tous les 3. De goudron on passe à pavés puis a sable, puis de nouveau pavés…La rue est moyennement large, les maison globalement basses. °°J’ai déjà chaud, quelle connerie d’avoir mis ce T-shirt Lycra noir. Enfin quand je suis parti il faisait un peu frais et je suis en train de chopper mal à la gorge.°° Mon téléphone sonne. Sa coupe. Je retrouve finalement Léo sur le chemin. C’est parti pour un tour en ville.

J’ai dit hier que je voulais me faire couper les cheveux et acheter une pièce de cuir déjà repérée.C’est comme ça que Ed à demandé à Léo de m’accompagner même si je connais déjà. Léo accepte volontiers, il ne travaille le lendemain (aujourd’hui).

Du coup on s’arrête en premier lieu à la « Tenda dos milhagres » (Tente des miracles) où ils vendent du matériel d’équitation en cuir. La proprio, qui est heureusement là derrière son ordi à écran pas plat, m’avait proposé un prix de R$55 pour ses peaux brutes. Aucune idée de savoir si c’est un bon prix. A développer ses différentes peaux de « cabri », je me dis que si et en choisi une bien claire au look « cuir retourné ». sortant de là, Léo me dit qu’il va certainement s’en acheter une également pour mettre avec tout son bordel de Totem etc…

Ça continue en ville

Il fait toujours aussi chaud. On se paye un « Caldo de cana » ou Jus de canne à sucre, extrait avec une machine broyeuse en direct (voir vidéo). Le goût est spécial, mais j’aime le concept et puis finalement : c’est plûtot bon !


On continue à descendre dans les rues de magasins de construction, de fringues, de boof, de bricolage, de bric-à-brac, d’électroménager, etc…Léo veut d’ailleurs se renseigner sur les prix des ordinateurs car il a besoin d’un ordinateur et une de ces élèves lui en propse un à R$800 avec 2 mois d´âge.

Les rues sont plutôt bien pourvues en matériel électroménager. Ces sont des magasins de taille moyenne type Conforama, qui vendent Frigo, machines à laver, tables, canapé…ordinateurs. Pendant que celui-ci se renseigne, j’en profite pour ajouter à mon portfolio quelques photos de l’intérieur de l’électroménager ;) (Il faut voir l’album pour comprendre).

Nous allons ensuite acheter des lanières de cuire chez un mec qu j’avais déjà visité (12 pour R$3). Il est 12h, son élève est sortie de cours, on va aller chez elle, il a décidé de lui acheter cet ordinateur. Enfin sur le chemin, on s’arrête « lancher » quelques salgados accompagnés de coca servi d’une bouteille d’1L en verre dans une lanchonette (influence anglaise).

Arrivé dans LA rue, Léo m’annonce qu’il ne sait pas où elle habite ; il demande. Après quelques essais, on tombe sur la bonne maison. Le frère de sa jeune élève va l’appeler, elle descend, Léo lui fait la bise et l’abrasse. °°Dis-donc, chez nous les professeurs ne peuvent pas se permettre d’avoir autant de proximiter avec leurs élèves.°° Tout est Ok, on repassera plus tard pour prendre et payer l’ordi.

De retour au centre, on s’arrête sur le stand d’un artisan. Dans chaque ville on trouve ce genre de créations en macramé, cuir, et fil de faire avec des graines et des pierres précieuses vendu par des artisans roots qui voyagent de ça. C’est vraiment un art de vivre, dans lequel j’ai hésité à me lancer au début du voyage… On discute avec le mec avec lequel j’avais déjà établi « un contact visuel » en passantpar là à plusieurs reprises. Finalement, je lui achète un porte monnaie en cuir. J’adore le cuir et dans ce genre d’achat, je me demande : « Quand je serai en France, je serai content d’avoir claqué ses sous pour ça ou je m’en voudrai ? », voilà, R$30 de moins. On discute encore, il va aussi vers Salvador en fin de semaine puis vers Chapada Diamantina ensuite : mon itinéraire. J’échange mon contact avec Daniel le brésilien, au look bien…rasta de rue.

Ensuite on va faire la queue ! Et bien oui, ici les gens payent certaines factures et dettes à des guichets de leurs banque. La particularité de ceux-ci, c’est qu’ils sont dans la loge d’un magasin de sport…(Il est fréquent au Brésil d’acheter quoi que ce soit en plusieurs fois – 10 ou 12 mensualités. C’est le contraire d’A VISTA, qui est moins cher. Ensuite, il faut qller régler ses mensualités sur place. En effet, les mensualités ne sont pas prélevées comme chez nous sur le compte en banque, même si cette technique existe aussi ici apparemment).

 

Ed nous a rejoint. Les 2 loustics vont manger pendant que je vais retirer à la Banco do Brasil. Je les rejoints ensuite et me prends un « Suco de frutas » qu’Ed règlera pour moi. Pendant ce temps, je fait un peu mes comptes, savoir où passent mes sous, ce qu’il me reste de mon budget voyage…

Cabelereira

Sortis de là, c’est parti pour le coiffeur, pour moi. Mes 2 potes m’emmênent chez le coiffeur ;) La première loge ou nous nous présentons fait le coin de rue. Les fauteuils sont à l’ancienne, comme dans « Le barbier de Séville ». Malheureusement le coiffeur n’est pas encore arrivé, il faudrait attendre. Les 2 se chamaillent : Léo me propose d’aller n’importe où tandis qu’Ed návait confiance qu’en ce mec ! « Bon ben on va chez la coiffeuse pour femme ! ». Marrant, ici il y a un Cabelereiro qui coiffe les hommes (de manière assez simple) et une Cabelereira qui coiffe les femmes.

Nous y voilà. Un salon de coiffure pour femme où seules des femmes travaillent. On met lave les cheuveux à l’eau fraîche (sans trop le massage qu’on aime bien, mais avec la fatigue et la chaleur, ç’est agréable quand même), puis la patrone s’occupe de moi : « Comment je coupe ? » – « Ben,…je voyage, je ne me coiffe pas le matin, juste raccourcir, quioique la derniére coupe qu’ils ont eu, c’est moi qui l’ait faite ;) »

Les potes attendent à côté…Me voilà prêt, bien raccourci sur les côtés et encore un peu long en haut. C’est pas mal. Hop, R$20 et on va chez le barbier.

Barberia

Une fois sorti, les cheuveux sèchent quasi instantanément avec le vent chaud. Je passe la main dedans, me demande si c’est pas un peu long sur le dessus ?

On arrive chez le barbier, petite loge cubique fermée sur 3 faces pourvues de miroirs et ouverte sur la rue. Le tout aux couleurs locales…

Je prends une photo et me laisse faire.

Tonte du surplus de poils – On s’allonge – Crème de rasage au gros « pinceaux » doux – Mise en place de la lame jetable sur le porte-lame – Hop c’est parti !

Bizarrement, aucune appréhension. Petit à petit me revient la fin du film « Mon nom est personne » et « Le barbier de Séville ». La lame flexible gratte la peau, coupant instantanément les poils. La joue d’abord, vers le bas, puis vers le haut. Le cou, la gorge, la moustache, l’autre joue, on revient sur la moustache…plutôt agréable ! Voilà c’est fini ! « Quer queimar ? » ai-je cru comprendre sans voir ce qu’il voulait dire. « Alcool ? Agua ? » Je commençais tout juste à répondre oui pour Alccol qu’il m’a pchitter de l’eau (un peu dans la figure).

Je me regarde dans la glace, une petite coupure au bouc, rien de grave. Je lui demande de l’alcool finalement.

Me voilà debout, quelques poils baladeurs sur le visage, le reste tombant au sol. Petit coup d’oeil dans le miroir : °°Waw, ça fait vraiment bizarre. Je retombe en enfance°°. Je me rend compte du personnage créé par le style de la barbe et de la coupe (d’autant que c’est vraiment trop haut sur le dessus, je vais repasser là-bas). « C’est combien ? » – « R$5 » °°Pas très cher en fait, en même temps, il n’a quasi aucun coûts. »

Loterie (face à lÉglise, il faut bien que l’Etat trouve son Opium ;)

Léo joue à la loterie. Il me demande de remplir un carton pour lui pendant qu’il remplit le sien. En déconnant à 3 on se met d’accord : si Léo gagne, c’est 2 millions pour Ed, 2 millions pour moi, et le reste des 20 millions pour Léo ! Sachant que la conversion est déjà en Euros, ça me va ;)

Ensuite ils doivent faire la queue, je les laisse pour repasser à la cabelereira.

Re-cabelereira

De retour à la cabelereira, la fille qui móuvre la grille de protection a du mal à me reconnaitre rasé. J’attends un peu, mon bouquin assimile d’apprentissage du Portugais en main. C’est Ivan qui me l’a laissé en rentrant en France mais je ne l’ai pas trop ouvert. J’ai appris plutôt sans livre,  mais ça m’aide a connaitre bien de relire un peu.

A mon tour, je repasse sous les ciseaux, c’est rapide, c’est parfait, c’est pas plus cher. On discute rapidement avec la patrone qui me dit de repasser quand je reviens. Mes 2 compagnons arrivent et me tirent hors de là.

Entre-deux

On remonte. Ed est fatigué et rentre chez lui en Moto-Taxi. Léo et moi continuons à pied jusqu’à chez lui. On passe à côté d’un jardin d’enfant qui me donne des idées (voir la vidéo).

 

On arrive chez Léo. Il va prendre le scoot à vitesse de son frère pour qu’on aille acheter

son ordi. Je n’ai toujours pas compris pourquoi il préfère qu’on soit 2, mais on va être 2 ! Un salut á son frère, un bonjour sa maman malade qui fait l’effort de se lever pour me rencontrer, et vroum vroum dans la lumière chaude du soleil baissant sous la couche de nuage grise.

Arrêt essence. C’est un mec qui sert, on doit attendre. On discute essence. Léo me dit que Petrobras est une très grosse entreprise mondiale. Surtout que maintenant ils ont trouvé pas mal de pétrole au Brésil, le Brésil ne va plus avoir besoin d’en importer.  R$2. On est parti.

Arrêt retrait. R$800, c’est le max qu’il peut retirer, ça tombe bien, c’est ce dont il a besoin. On repart.

 

Arrivé chez « la vendeuse », discussion, échange de quelques mots avec le père, de « Cachorro » avec le chien petit, et on repart encore, chargés.

Chez Ed

Arrivée dans la rue de chez Ed. On dépasse la maison, Léo a vu une amie à lui à la dernière maison. Une dame d’une bonne 50aine. Elle est psychologue. Elle s’est fait pété une vitre pour lui voler son ordinateur qui était sur la banquette (j’ai pas bien compris quand et ou). Alors elle va faire réparer ça. Comme ils disent ici (au Brésil) :

« On m’a piqué tous mes anneaux, mais il me reste les doigts .»

On revient chez Ed. Léo stoppe le scoot devant et descend pour ouvrir le portail. Il empreinte le petit portillon. Moi je lui dis qu’on va faire passer le scoot par le portillon. Lui il me dit que ça ne passe pas. Moi je suis sur que si…la maman d’Ed arrive au moment ou je m’engage ;) et cri un peu disant que je vais tout casser :D Têtu je passe sans encombre. J’aime bien lui montrer qu’on peut faire différemment de ce qu’elle pense á la maman d’Ed, et je crois que finalement elle aussi elle aime bien.

Ed est devant son ordi à jouer, comme d´habitude. Léo branche son ordi, moi le miens. Je charge les photos, vérifie les mails, et appelle par Skype le portable de ma soeur Juju pour savoir si elle a prit son billet pour la période de Noel pour nous rejoindre avec mon autre soeur (qui fait un tour du monde) au Pérou ou en Bolivie. Messagerie….Elle me rappelle.

On parle de moi ici, de elle là-bas, et de la difficulté de se projeter et d’enfin valider l’achat des billets sur internet. Ça met la pression jusqu’au bout, avec l’évolution des prix, les incertitudes de dates, l’intangibilité de tout ça quand on est en France, pris par ses autres soucis…J’essaye de la rassurer et de la booster un peu à coup de « Quand on voyage on en revient au plus basique : Dormir, manger,… Finalement on a plein d’appréhenssions  avant de partir, mais sur place on se préoccupe du plus important et le reste vient tout seul. Tu peux prendre ton billet, après tu te démerdera avec ce qu’il se passe. »

Elle ça lui permet de se projeter un peu plus dans ce futur voyage, moi ça me permet de me remotiver pour m’organiser pour être bien présent autour du 15 Décembre au sud du Pérou.

Finalement après 1h d’appel, on raccroche. Léo s’en va. Il doit rentrer chez lui, un technicien internet doit passer. On l’accompagne dehors avec Ed.

Casque sur la tête, assir sur son scoot encore éteint, on discute du lendemain, du fait que je parte, qu’on aurait pu manger ensemble ce soir, qu’il pourrait revenir, qu’on peut déjeuner ensemble demain midi avant que je parte…Rien n’y fait : « Ciao Niko, bon voyage. Et puis on se revoit dans 7 ans, hein. Ciao Niko ». Il fait exprès pour me faire culpabiliser de partir.

Les deux auraient voulu que je reste plus. Même si lui aussi va sentir un manque, Ed accepte ce mauvais penchant du voyage, Léo moins facilement. Après plusieurs poignées de main, Léo s’en va au loin en pêt, pêt, pêt.

Organisation de la suite du voyage

Je rentre, me remets sur l’ordi. Je prends conscience de mon retour à la contrainte d’organisation temporelle et géographique alors que je vogais lentement jusqu’alors.  Je regarde sur Googlemaps où se trouve la frontière Bolivienne, ou je suis, ou je veux aller, par ou je pourrais passer.  Je me rend compte que je regarde ça comme une carte plane d’une chasse au trésor : « Je suis là, je vais là, là ya l’air d’avoir une route, alors c’est bon ».  Je n’ai ucune idée de ce qu’il y a à voir en Bolivie…Je note quelques endroits à partir d’un blog, sur une nouvelle carte nommée « Bolivie » sur mon compte Gmaps… Je prends conscience de la distance. Je me dis que la Bolivie doit avoir du relief (oui, je le sait déjà, j’en prends juste bien conscience). Je me dit que je vais tracer au plus court : descendre à Brasilia, puis remonter un peu, là-bas il doit bien y avoir une route pour entrer en Bolivie. Et puis si je peux j’essaierai de ne pas me faire voir en passant la frontière vu que je suis illégal depuis 2 mois !


Afficher Monde sur une carte plus grande
Enfin ça m’a pas l’air compliqué, et en même temps ce ne sera surement pas simple…on verra le moment venu ! Quant au fait de ne pas me faire voir, je me demandais si on sort vraiment a un moment d’un pays ? Est-ce qu’on passe en douane en sortant ? Non, je crois pas. C’est en rentrant dans l’autre que l’on sort du précédent. Du coup, j’ai tout intérêt à pointer en rentrant en Bolivie ?

Côté budget, le plus lourd va être le déplacement. Traverser le Brésil d’Est en Ouest à cette latitude (longitude ?) puis traverser la Bolivie et arriver au Pérou, en 1 mois et 10 jours…il faut vraiment que je parte demain pour Salvador que j’ai envoe de connaître un peu. Et puis je n’ai pas envie de devoir tout le temps courir en traversant tout ça…

 

La maman d’Ed me convie à manger avec elle à table. Ed à déjà grignoté et est devant son ordi à jouer. Au menu : Couscous, restes de saucisses, farofa trempée de la graisse des saucisses, (goutage du mélange farofa trempée de café et viande), jus frais de Maracuja. On discute un peu, je ne sais plus de quoi. Ca avait tout l’air du dernier repas ici…

Nega et son fils nous visitent de nouveau. La maman va discuter avec eux dans le salon. Je reviens quelques temps à mon ordi puis ferme. J’ai envie d’essayer de faire une bourse avec le cuire que j’ai acheté. Je vais allonger la peau sur le sol carrelé du salon, sous les yeux interrogateurs des 3 spectateurs. Je m’explique au sujet du bricolage.

Ed m’appelle. C’est Léo au téléphone. « Alors t’as résolumment décidé de partir demain ? » – « Ben oui, tu sais bien qu’il y a un moment où je dois partir. Et puis si je ne pars pas demain, ce sera après-demain. Pour moi ça fait que je ne vais pas vouloir la renommée ambiance musicale du mardi soir dans Salvador. Et pour toi, ce n’est que repousser d’un jour, c’est rien.  Et puis si je restais, on ferai quoi demain ? hein ?» – « Allez l’ami reste jusqu’à jeudi. Je sais pas, demain je viendrais demain matin chez Ed, on fera des bourses en cuir, tu me montrera comment tu fais. Puis on ira m’acheter du cuir, on ira au cinéma… » – « Bon allez, demain tu viens, on fait du français ensemble et après on va t’acheter une peau de cuir ; »

ET VOILA, J’AI CRAQUÉ !

Prologue

°°Finalement c’est quoi ? Accepter de passer 2 jours de plus ici pour les avoir en moins pour connaitre d’autres lieux. Louper le mardi soir à Salvador… mais bon, si j’y étais demain, je ne serai pas heureux de penser que j’ai laissé Léo et Ed pour aller m’amuser là-bas…°°

Me voilà sur la table de la cuisine, dans le silence de la maison. Il est 1h51, je vais encore être fatigué demain… J’ai annoncé à Ed et sa maman que je restai jusqu’à Quinta Feira (jeudi). Ed me dit que lui aussi il avait vraiment envie que je retse plus, mais qu’il ne souhaitait pas interférer.

Note:

Depuis quasiment le début Léo et Ed me traquet sur ma manière d’être (qu’ils aiment bien).

Léo : « Hein, tu va partir, jamais plus on va te revoir amigo. Tu nous enverra même pas de nouvelles sur Facebook. Tu reviens quand, hein ? »

Moi : J’avais au début répondu 2 ans puis avais corrigé par « d’ici 5 ans » à un autre moment.

(il y a de drôles de bruits d’animaux dehors, entre  makakes et oiseaux…)

Ed : « Et bientôt tu va nous dire 7 ans… Nan, mais je comprends, c’est ta manière d’être, c’est normal, je comprends .»

Alors voilà, après avoir été si bien accueilli 10 jours durant, je leurs dois bien ça, de rester un peu plus avec eux. Et puis ça me fait plaisir aussi. C’est juste cet impératif de temps et cette envie de ne pas courrir et gaspiller de l’argent pour être au Pérou en temps et en heure.

 

Réflexion de conclusion

Mon voyage se veut exampt de toute obligation. Je ne suis parti avec comme lien que mon amoureuse, la famille, et les amis, et un BUDGET. Temps illimité, zones géographique illimité, expériences illimitées. Maintenant qu’on a dit qu’on se rejoignait entre frère et soeurs au Pérou pour Noel et un peu avant si possible, j’ai UNE obligation…C’est déjà presque trop, m’obligeant à envisager ce voyage d’une autre manière sur le prochain mois et m’amenant à la constatation que cela m’approchera vraiment beaucoup de la fin de mon budget, et donc de la fin du voyage !!! Mais bon, ça va être égalemment des supers moments.

Choisir c’est renoncer ai-je accepté il y a déjà quelques temps. Choisir, c’est notre liberté à diriger notre vie, c’est aller vers notre propre conception du bonheur.

Voyons voir où tout cela nous mènera…

A vous les studios…

 

Nouvelle note:

Vendredi à Salvador ! J’ai quitté Alagoinhas ce matin, enfin, même si Ed má demandé de nouveau si je pouvais rester plus longtemps. Je n’en avais pas vraiment envie non plus, mais 1 mois pour traverser le Brésil et la Bolivie jusqu’à Arequipa pour y etre le 15 Décembre, ça me semble raisonnable. J’ai failli rester encore, du fait de la connotation humaine de mon voyage: Je ne voyage pas pour découvrir de superbes plages, mais découvrir de superbes personnes et favoriser le lien humain. Mais après 13 jours á Alagoinhas, j’ai décidé de retourner sur la route du voyage, vers la découverte de nouvelles choses et surtout le déplacement géographique lent vers la face Ouest de l’Amérique du Sud !

Related posts

Pour commenter sans FB c'est ici ? (laissez votre contact si vous le souhaitez)