Ils laissent tomber la valeur travail pour découvrir le monde

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Capture d’écran 2014-01-21 à 11.50.25Traduction de cet article en espagnol publié sur un site péruvien de journalisme citoyen.

Une nouvelle tendance s’établit petit à petit chez les 25 – 35 ans.

L’époque de ceux qui vivent pour travailler est terminée. Maintenant on travaille pour vivre, profiter et voyager.
La etapa de los que vivían para trabajar ha terminado. Ahora se trabaja para vivir, disfrutar y viajar.  

Maintenant les jeunes professionnels  « sentent qu’ils peuvent développer leurs intérêts et se développer eux sans subir de contre-coup (…) il y a une modification des actitudes face au travail », nous dis le sociologue Juan Pablo Toro, de l’Université Diego Portales dans le journal La Tercera.
Ahora los jóvenes profesionales “sienten que tienen una oportunidad de desplegar sus intereses y desarrollarlos sin tener obligaciones (…) hay un cambio de actitud frente al trabajo”, sostiene el sociólogo Juan Pablo Toro, de la Universidad Diego Portales, en el diario La Tercera.

Comme le mentionne Juan Pablo dans ce journal chilien, la majeure partie de ceux qui adoptent se comportement « ont une position plus éloignée du travail, ils portent leur propre chemise« .
Como menciona Juan Pablo a este diario chileno, la mayoría de los que adoptan esta nueva postura de vida “tienen una postura más distante del trabajo, llevan su propia camiseta”.

Qui ose vraiment ?
¿Alguien se atrevería de verdad?

Cette nouvelle manière d’aborder la vie se voit beaucoup tant chez les hommes que chez les femmes entre 25 et 35 ans. Daniela Torres en fait partie. Elle a 31ans et est professeur. En avril dernier elle a choisi de renoncer à son travail pour passer plus de temps sur un rêve de vie: voyager et découvrir le monde.
Esta nueva forma de enfrentar la vida se ve mucho en hombres y mujeres de 25 a 35 años como Daniela Torres. Ella tiene 31 años y es profesora. En abril del año pasado decidió renunciar a su trabajo para no aplazar más tiempo un sueño de toda la vida: viajar y conocer el mundo.

Camila Pizarro, âgée de seulement 26 ans, est organisatrice événementiel. Elle a parcouru Santa Catarina et Buzios (Sud-Est Brésilien) pendant 5 mois après avoir renoncé à son travail alors qu’elle pensait avoir mis de côté suffisamment d’argent pour voyager. Lorsque son pécule avait diminué, elle est retourné au Chili et a recommencé à travailler jusqu’à, avoir de nouveau suffisamment d’argent pour parcourir le Nicaragua, le Costa Rica et le Panama.
Camila Pizarro, de tan solo 26 años, es productora de eventos. Ella recorrió Santa Catarina y Buzios durante 5 meses luego de renunciar a su trabajo una vez que sintió tenía dinero suficiente como para viajar. Cuando el dinero se le terminó, se regreso a Chile y volvió a trabajar hasta que, una vez más, tuvo suficiente como para recorrer Nicaragua, Costa Rica y Panamá.

Évidemment, cette nouvelle tendance s’opère, pour le moment, chez les actifs ayant un bon salaire ou une position sociale commode qui leur permettra de revenir au pays et trouver de nouveau un emploi.
Por supuesto, esta nueva tendencia se ve, actualmente, en profesionales con buenos sueldos o posiciones sociales acomodadas que tienen la seguridad podrán regresar a su país a conseguir nuevamente empleo.

Birgit Nevermann, Directeur Général de Laborum Selección (Entreprise chilienne d’aide à la recherche de travail), évoque qu’il est curieux que ces profils soient, justement, les plus valorisés par les entreprises, puisqu’elles recherchent des personnes capables de s’adapter, voyager et travailler au sein de différentes cultures.
Birgit Nevermann, Gerente General de Laborum Selección, menciona que lo curioso es que estos jóvenes son, justamente, los más valorados por las empresas, ya que buscan personas que puedan adaptarse, viajar y trabajar en culturas diferentes.

En vérité, ce n’est pas une mauvaise manière de vivre la vie et découvrir le monde. Peut-être la seule chose nécessaire (au-delà de l’argent) est la valeur.
La verdad es que no es una mala forma de vivir la vida y descubrir el mundo. Tal vez lo único que se necesita (además de plata) es valor.

Melissa CosmópolisTraduction: David Tribal

Note du traducteur:Cet article vaut ce qu’il vaut et ne sort pas d’un grand journal, mais juste d’une rédaction citoyenne au Pérou. Il m’intéresse juste de participer à faire ressortir une réalité palpable dans nos pays développés comme dans ceux du « tiers-monde » (terme que je ne défendrai pas) disont, d' »Amérique Latine ».

La chose est même (il me semble) encore plus rependu là-bas puisque la zone économique du Mercosur et l’utilisation générale de l’Espagnol (sauf au Brésil et Guyane Française) permettent aux jeunes de se déplacer avec une simple carte d’identité (à l’image de notre Europe sauf que eux ne peuvent rester dans un pays que pour une période déterminée, comme pour un visa).

On rencontre surtout des argentins (qui trouvent tous les moyens possibles pour gagner de l’argent là où ils voyagent), des chiliens (souvent les plus typés « européens » dans leur comportements), des colombiens (surtout en Equateur, eux aussi voyagent de tout) et quelques brésiliens (débrouillards également mais aussi un peu plus riches).

Ha, ces argentins…
Alors que les européens voyagent en majorité « porte-feuille dans la poche et hôtel booké », et que le style « système D » est plus anecdotique, chez eux la tendance s’inverse. Par exemple peu d’argentins ont une carte de crédit fonctionnant dans les pays étrangers. De plus leur monnaie ne vaut rien à l’échange. Du coup il sortent de leur pays avec leur fortune « sonnante et trébuchante » en poche, échangent ce qu’ils peuvent, puis souvent se retrouvent à devoir travailler pour payer le reste du voyage. Ils n’ont plus aucune fortune autre que celle qu’ils gagnent sur place ou celle qu’ils peuvent se faire envoyer par la famille/un ami via Western Union.

Enfin, on en voit souvent là-bas qui disent:
« Ca fait 6 mois que je voyage à travers le Pérou, la Bolivie, Le Brésil. Maintenant je n’ai plus rien alors je travaille pour redescendre au pays. Je vais y retrouver un travail pour une petite année, mettre de côté, et je dès que j’ai suffisamment, je compte bien repartir pour 6 mois au moins ».

Imaginez un français qui vous dise:
« Oui, j’ai voyagé 6 mois en Espagne, Italie, Angleterre. Je vais rentrer travailler et mettre de côté, puis je repartirai connaitre l’Allemagne, la Suisse, la Norvège ».

Il doit y en avoir, c’est même sur, mais personnellement je n’en connais pas. Alors que cela est possible, ça semble moins facile car:

  • Nous ne parlons pas tous la même langue
    (ça peut s’arranger en anglais maintenant).
  • Nos parents n’ont pas tant quitté la France.
    (en Amérique Latine, les parents aussi ont fait le tour d’Amérique du Sud en leur temps).
  • L’€ vaut quasiment autant partout. En Angleterre où ne court pas cette monnaie, le cout de la vie est similaire. En Espagne un peu inférieur. En Suisse un peu supérieur.
    (Il y a moins de différence dans les valeurs des monnaies dans notre zone économique. Là-bas, tout comme pour nous le coût des choses est parfois 10x inférieur en Bolivie, il l’est peut l’être 8 à 5 fois pour les argentins, 5x pour les Brésiliens, 3x pour les Péruviens… (environ)…)
  • Le travail est extrêmement cadré en Europe.
    (Là-bas il est moins régulé, il est plus facile de travailler « au noir » ou dans la rue, de tout et de rien (Voir les jobs les plus répendus dans l’article Asi Es La Vida, Philosophie du voyageur)

Fin de ce post, pour le moment…

 

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5 thoughts on “Ils laissent tomber la valeur travail pour découvrir le monde

  1. David Tribal

    Réaction d’une amie sur Facebook:
    « Depuis quelques semaines, une phrase habite mon esprit : « nous sommes responsables de notre bonheur ».
    Il est parfois difficile de sauter du train en marche… tout comme il faut savoir saisir l’occasion et sauter dans le train qui passe…
    Intuitions, décisions, vivre est un verbe d’action, mais également de sensation.
    Merci pour ton retour post-voyage. C’est bon de lire tes impressions Cuencano »
    https://www.facebook.com/david.tribal/posts/10153760772970249?comment_id=48431995&ref=notif&notif_t=like

    1. David Tribal

      Je suis bien content également de sentir à travers tes réactions que, oui, là-bas, tout cela est terriblement vrai, tandis qu’ici on dirait qu’il perdure seul dans mon esprit…

      Mais je suis heureux de maintenir cette forteresse de conscience en terrain conquis par le raisonnable et le logique.

  2. pascale kaplan

    Cet article m’intéresse beaucoup dans la mesure où il parle des autres façons de vivre la vie en rapport avec les conditions économiques des pays, de leur logiques de vie, de leurs espaces de libertés, encore quelquefois paradoxales, par rapport aux nôtres de plus en plus figées et organisées en europe.
    Ce n’est pas ce qui se lit dans les guides ces ressentis là, ces vécus…
    Les rapports avec les gens pourraient surprendre aussi…
    Partager, faire connaissance, se faire héberger, échanger un service, se faire offrir pour rien quelquechose, accrocher la conversation avec une personne, pourrait surprendre pour un européen habitué à certains fonctionnement culturels normés chez nous…
    Cela témoigne d’un monde qui nous ressemble par son adhésion à la modernité par certains côtés mais qui conserve encore, malgré son européanisation des valeurs que nous avons laissées en chemin, envahis par l’argent à tout prix…
    Ca donne de quoi réfléchir et peut être de suivre ou de rétablir certaines pistes chez nous où la déshumanisation a fait beaucoup de ravages…

  3. pascale kaplan

    A la suite de ce commentaire au dessus, je me demandais comment il serait possible de voyager en Europe librement comme en Amérique du sud, ce que permet l’état d’esprit différent là bas et les rapports humains entre les gens…
    et comme je fais partie d’une asso nommée le SEL, Système Echange Local, basée sur l’échange de services, sans argent, dont les ramifications existement partout en France (voir sur le net tous les Sels répertoriés dans tous les départements), je me demandais comment mettre çà en application pour voyager…
    Parce que les rapports étant tellement basés chez nous sur l’argent qui limite nos libertés de déplacement et d’hébergement, et de contacts, il serait peut être intéressant de déconstruire ce principe d’argent en prenant exemple sur ce système d’échange pour retrouver une fluidité de « circulation » dans nos beaux pays européens…
    Ca paraît une idée simple car c’est ce qui se faisait naturellement « dans le temps » entre les gens, mais c’est peut être ce que nous avons à ré apprendre par le biais de structures organisées qui nous remettent en contact avec notre humanité et courcicuitent nos peurs face à l’accueil des autres dans nos vies…
    Une idée comme çà, à faire germer et développer…pt être cela existe t il déjà mais peut être aussi faut il la réadapter…l’innover…
    .

  4. pascale kaplan

    On pense évidemment au couch surfing mais je parle là plutôt d’échanges de services précis, ou chacun s’y retrouve mais où le contact entre les personnes soit la valeur ajoutée, soit style couch surfing qui répond plutôt à un échange de contacts, soit autre, mais proposés d’avance, nommés précisément en échange d’hébergement par exemple…
    Le SEL,Système d’Echange Local, que je pratique en ce moment, fonctionne selon l’échange de « grains » avec le mode suivant : 60 grains égalent 60 minutes de travail de compétences…la comptabilisation se faisant au sein de l’association par une responsabilité collégiale…ainsi chacun échange ses compétences avec les compétences des autres dont il a besoin, sans qu’il soit jamais question d’argent mais d’équivalence de travail, un travail en valant un autre, basé sur le savoir, l’aide dont la personne a besoin, que ce soit présence ou aide avec présence manuelle, ou bien outils également.
    L’offre n’est pas limitative et concerne également des besoins qui ne sont pas répertoriés comme le voiturage, l’échange d’expériences comme pour les voyages et ce qui n’est pas dit dans les guides, etc…tout ce qu’un autre peut savoir ou faire et dont on a besoin….
    Tout cela sans argent, uniquement en transfert et échanges de compétences !!!
    Magique….et à creuser !

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