De quoi peut on dire qu’il est bon ou mauvais, vertueux ou vicieux ?

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…ou comment savoir si notre chemin est vertueux ? Alors que bon est à l’instant, il me semble que vertueux courre sur une période, projeté vers l’avenir.

C’est quoi l’plan ?


Le Ying et le Yang

Il parait que le bon n’existe qu’en opposition au mauvais. Ainsi n’y aurait-il pas de « juste milieu » ou valeur médiane.
Vertueux, nous projetterai dans une « bonne » dynamique tandis que vicieux ferait l »opposé ».

Y a-t-il une seule chose qui ne soit ni bonne ni mauvaise, ni vertueuse, ni vicieuse ? Une chose normale? Normale…

La normale, pour faire court ici, est subjective à chaque système de valeur. Et encore, elle n’a aucun fondement réel. Elle pourra être dans certains cas en accord avec la loi, d’autre fois en accord avec la morale, à d’autre moment encore plus soumise à une subjectivité inconsciente.


La notion d’eau tiède

Vous demander si une chose est normale, reviendrait au même que de prendre une bassine d’eau, vous plonger la main dedans et vous demander si elle est tiède. Comment allez-vous en juger ?
Par rapport à votre sensation physique, issue de la différence de température entre votre corps et cette eau. 20°: Chaud ? Tiède? A partir de quel température cette eau ne sera plus chaude? A partir de quelle température sera-t-elle froide.
Froid, c’est à partir de 12°!? Tout ce qui est en dessous de 12°c est froid ?
Ou est la normale?

Alors il y a du chaud et du froid comme il y a du bon et du mauvais. Et entre les deux ?…un mélange en demi teinte. Un compromis. Une sensation très subjective.


La subjectivité du « soi »

Alors comment puis-je savoir chaque jour et dans mes actes, si ce que je fais est bien ou mauvais, ou entre les deux?

Acceptons la subjectivité. Dans l’absolu rien n’est. L’objectivité pleine n’existe pas. Une chose en est une par rapport à une autre.

J’aurai donc tendance à penser que quelque chose est bon ou mauvais, en comparaison au plaisir qu’il me procure. Mais cette approche est beaucoup trop auto-centrée, n’est valable que dans notre système de valeurs personnelles. L’égoïsme y est total. Or, nous vivons avec l’autre, les autres. Normalement doués d’empathie, mais plus ou moins à même de l’appliquer.
Comment savoir si quelque chose est bon ou mauvais? Cela reviendrai à se poser la question: « Est-ce que cela est bon pour moi, mais est-ce que c’est bon aussi pour les autres? Ou bien est-ce que cela ne change rien pour eux? Est-il même possible que cela ne change rien?.. »


S’inscrire dans un cercle vertueux?…

J’imagine que si je fais quelque chose qui me plait sur l’instant, me laisse une bonne sensation pour le futur, et n’est pas « mauvais » pour les autres, cela s’inscrit dans un comportement vertueux, générant du bon au présent et au futur pour moi et pour eux.
Mais comment savoir ce qui est bon pour les autres lorsque l’on a déjà tant de mal à bien cerner ce qui est bon pour nous ? Les autres eux-même sont-ils capables de savoir ce qui est bon pour eux, perdus dans leur propre subjectivité, la tête dans leur guidon de vie, ayant peine à avoir du recul sur eux dans l’espace de vie commun, sinon plongés en continue dans des instants qui les suscitent.


Du savoir ce qui est bon pour soi

Peut-on attribuer à tout un chacun la faculté de savoir ce qui est bon pour lui ?
Si on considère que chacun développe à chaque instant des facultés pour répondre à ses besoins, dans une adaptabilité constante, et une capacité à bien interpréter ses ressentis, alors oui j’attribuerai à l’être humain la faculté de savoir ce qui est bon pour lui.
Mais, cet être, non seulement dans sa conception cognitive est fleimmard, mais présente également une communication imparfaite entre ce qu’il sens et ce qu’il comprend. Il préfère penser que ce qu’il a déjà développé hier peut servir pour aujourd’hui, capitalisant et appliquant sans effort la recette écrite hier, une fois pour toutes. Ainsi nous persuadons-nous d’une répétabilité des chose (ce qui est naturellement impossible), ou bien préférons nous limiter ce qui est à ce que nous préférons qu’il soit, perdant dans le même acte, la nouveauté stimulatrice, mais y gagnant tellement plus de confort cognitif. Nos peurs restent assoupies, notre zone de confort est préservées par ces étiquettes du connu.


Des besoins aux envies

Ainsi l’être humain imparfaitement flemmard et confortable passe-t-il à côté de ses besoins, regardant dans la direction de ses envies.
Je ne lui jette pas la pierre, ce serait me tirer une balle dans le pied. J’établis cependant l’existence non seulement de ma propre subjectivité, mais également de mon incapacité à toujours savoir ce qui est bon pour moi.
A certains moments, la vie, aidée de ses envoyés sur terre (nous et les autre êtres), sont là pour m’aider à y voir plus clair…sur…mes besoins, ou alors ses besoins. A qui? A la vie. Et oui, les besoins nécessaires à une vie vertueuse avec les autres, noyé dans une masse unique qu’est la Nature (avec un grand N). Seul je ne suis rien. Je suis une pièce d’un puzzle. Une unité d’une unité. 1+1 =1 comme disait ce bon vieux J-C (Van Damme) dans les interview ou on voit qu’il est un peu resté perché.


Connaitre ses besoins

Alors j’apprends mes besoins dans mes ressentis et dans les autres. Pour être bien avec moi-même, mais surtout bien durablement avec eux. Constamment dans la recherche d’établissement d’un équilibre dans nos rapports inter-humains.

Si les autres ne sont pas foncièrement capables de savoir ce qui est bon pour eux (donc moi non plus),
Et si moi-même suis-je incapable de savoir ce qui est bon pour eux,
Qui l’est ?!?

Personne ne serait capable de savoir ce qui est bon !?!


Du recul pour mieux cerner la chose

Remettons maintenant ce questionnement en perspective.
Pourquoi chercher à savoir ce qui est bon ? Pour essayer de s’inscrire dans un comportement vertueux? Pour être sur que demain ira tout aussi bien qu’aujourd’hui si ce n’est mieux? Par peur donc que demain soit pire? Par manque de confiance au futur que l’on ne « maitrise pas » ?


Demain se construit aujourd’hui

On ne pourra jamais maitriser le futur. Enfin, dans l’absolu on pourrait, mais l’absolu n’existe pas, tout autant que la courbe s’étendant à l’infini ne rejoindra jamais l’asymptote. Demain est fruit d’aujourd’hui, d’hier et d’avant, résultat météo de l’interaction de tout ce qu’est la vie, le « réel » qui est et a été. Ainsi connaissant avant, hier et maintenant, pourrais-je maitriser demain…Aidez-moi donc a connaitre l’infinité des choses d’hier, l’infinité des choses d’avant, l’infinité des choses d’aujourd’hui et leurs infinités de réactions, et je vous prédirai l’infinité des interactions de demain!

Mais si demain est fruit d’aujourd’hui, d’hier et d’avant, construit de ces briques déjà posées, peut être que si je m’affaire dès maintenant à poser les briques « correctement », demain ira « bien » ?
Correctement? Bien? Subjectivité?

Mon correct d’aujourd’hui induit mon bien de demain? Est-ce cela un cercle vertueux ?
Comment alors être correct aujourd’hui pour être bien demain? Et demain, comment être encore correct pour après-demain?
Ai-je parlé d’adaptation de l’homme à chaque instant ? De flemme ? ;)


Mon point de vue

Alors pour ma part, dans ma subjectivité, je prends, comme mentionné plus haut, mon correct dans mon ressenti et celui des autres. Si je suis bien avec ce que je fais et que les autres ont l’air bien également, j’imagine que c’est correct…
Les autres ? L’infinité d’autres? Mes proches (physiquement), ma famille, mes amis, les connaissances et inconnus,…Les hommes, les animaux, la nature dans son ensemble…comment savoir si tout ce beau monde est bien avec mes actions???


Et le tigre est en toi…

Je me demande si la seule réponse ne serait pas en nous. A chacun de sentir, d’accepter et de se responsabiliser pour le sentir, s’interroger et ne pas se mentir, si ce qu’il fait ou va faire est bon pour lui et pour les autres, n’agissant pas poussé par la peur, l’angoisse ou l’influence claire d’un autre, mais en son âme et conscience. Serein, centré, heureux !


La seule base commune à l’humanité: la vie heureuse !?!

Tout cela, bien évidemment, non pas pour pouvoir crier haut et fort « Regardez, je fais le bien, je fais le bien! », mais pour réussir ce beau pari qu’est la vie, celui de la mener avec le plus de plaisir sur le long terme, confiant en demain, en les autres, et en nous.


On parlera plus tard de son âme et conscience, de son ressenti, de sa proximité à soi, à sa vérité, de l’acceptation de se responsabiliser, de prendre sa liberté avec ses compromis, …….ce n’est jamais fini ;)

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2 thoughts on “De quoi peut on dire qu’il est bon ou mauvais, vertueux ou vicieux ?

  1. "Charlotte" lol ;)

    « comme disait ce bon vieux J-C (Van Damme) dans les interview ou on voit qu’il est un peu resté perché. » t’es marrant avec ton humour! ;) et aussi « et le tigre est en toi » j’ai bien aimé. :) enfin je vais arrêté sinon tu vas t’enfoncer avec les compliments que je te fais! c’est bon pour la reconnaissance affective!

    dis moi, peux tu me passer le numéro de téléphone de Thomas (le photographe au 3C) s’il te plait? eh oui, comme t’as pas l’air d’être motivé pour me filer des cours rémunérés de photos, je cherche ailleurs! :)

  2. pascale kaplan

    La vie est une constante actualisation entre soi, les autres et les évènements…
    Et la marge de manoeuvre que nous avons, c’est cette balance que nous devons faire chaque jour entre les extrêmes de nos valeurs de vie.

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