Le Chômage

DavidTribal-Chomage

Un petit essai en accompagnement de la vidéo:

Chômer: Laisser au repos

Aujourd’hui le chômage est devenu fait de société et a prit une connotation péjorative.

Il relègue le chômeur à un état d’inactivité non souhaitée, ce qui sous-entend son incapacité à prendre pied dans sa société. En d’autres termes:

Il est incapable d’avoir un intérêt pour les autres.

Cette idée d’inutilité entraine généralement une perte de confiance en soi et une perte de dynamisme. Dans la solitude et la mauvaise opinion de soi, on peut perdre pied et entrer dans un cercle vicieux.
L’homme face à lui-même, doit affronter sa propre profondeur, ses démons, sa subjectivité, et l’intangibilité de « la vie ».

Le chômage a cela de commun avec le voyage qu’il nous met face à nous même.
Il en résulte pourtant à mon goût plus compliqué, puis-qu’inscrit dans une société où la santé est basé sur l’hyper-activité, il nous renvoie à notre « inaptitude », tandis que le voyage, lui, longtemps considéré comme une « instabilité », est de nos jours valorisé.

C’est pourtant dans le repos de l’esprit et du corps que l’on se plonge en méditation. Si la « honte » du chômage laissait tomber le chômeur, si son regard sur lui-même ne le jugeait plus et valorisait son action, soit celui-ci n’en serait que plus créatif, soit celui-ci se laisserait aller à la facilité et la débauche.

Où se situe la limite entre pro-activité et lassitude ?
L’un permet d’exprimer notre flamme de vie, l’autre la garde à l’état de veilleuse.
Qu’est-ce qui nous permettrait de croire en la beauté de la vie, ou bien au contraire de se laisser aller à sa complexité paralysante?
La solitude peut mener a certaines considérations métaphysiques proches du chemin de la folie.
Si l’on n’a pas certains piliers portant notre instinct de vie (famille, amis, couple, éducation, confiance en certaines valeurs, santé) l’on risque alors de se « laisser survivre ».

Dans notre pays c’est permis, par l’indemnité chômage, puis le Revenu de Solidarité Active.
Dommage que la case Pôle Emploi ne soit pas plus créative. Non pas que ce soit du fait de ses employés, mais certainement de leur management et des directives d’un gouvernement cachant les problèmes sous l’oreiller.

Cependant, la difficulté réside en chacun, tout comme la solution. Au conseiller Pôle emploi, l’on devrait adjoindre un psy qui ait la foi.

Alors qu’est-ce qui me permet, moi de tenir tête à tout cela ?

Il faut croire que: non, je n’ai pas la sensation de n’avoir aucune valeur pour les autres.
Oui parce que mes amis m’apprécient apparemment quelle que soit mon activité professionnelle;
oui, parce que ma famille me suit, me fait confiance, croit en moi depuis que je suis né;
oui, parce que lorsque je discute avec des inconnus, il semblerait que mon discours les touche et qu’ils aient envie de me suivre dans mes péripéties;
oui, parce que je connais des personnes qui voient un intérêt en moi, même si elle ne savent pas encore trop quoi;
oui, parce que j’ai fait des études d’ingénieur, puis en école de commerce, qui me permettent de me dire que je ne dois pas trop être dans le faux;
oui, parce que je sais moi même que si j’en sentais vraiment la nécessité, je pourrais trouver du travail;
oui parce que je rencontre des demoiselles auxquelles je plait parfois;
oui parce que j’ai des retours positifs sur ce blog;
oui, parce qu’après 28 ans de voyage, j’ai eu a plusieurs reprise la sensation de saisir des schémas de vie inéluctables, incompressibles, immuables etc..
et oui, parce que la vie est faite pour être vécue, dans la confiance et non dans la peur, en ne proscrivant que la souffrance pour soi, ses proches, et ceux alentours.

Alors je me paye le luxe du chômage au détriment du « confort » que vous avez « tous ». Mais qu’est ce qui est le plus confortable ?
Demain avoir la certitude de se lever pour aller travailler, s’accomplir, faire avancer des projets auxquels on croit, et payer ses charges,
ou bien n’avoir aucunes charges et aller de l’avant face à l’incertitude des problématiques de demain, en vivant en quelque sorte au crochet des « autres » ?
Lequel prend le plus de risques ? Lequel est le plus libre ? Lequel se sent le plus vivant ? Lequel est le plus heureux ?
A chacun ses réponses à ces questions.

Pour ma part, j’aimerai trouver un travail qui me plaise et me permette de m’épanouir en m’y accomplissant et apportant une valeur ajoutée permettant une meilleure vie à chacun, mais pour l’instant je ne l’ai pas trouvé dans notre société. Alors peut-être, que ce que je suis, si je le développe, peut devenir ce travail.
Ce que je fais, ces écrits et ces images, me prennent tout mon temps. C’est donc bien que je fais quelque chose, mais en répondant à ma nécessité: créer selon moi.
Si parmi vous il en est un sensible à ma nécessité et heureux de voir que je prends la liberté de la partager, si celui-ci pouvait m’aider à conserver cette liberté, ce serait alors me payer.
Car qu’est-ce d’autre un salaire juste que celui me permettant de continuer d’exister ?
Voilà le mécénat « reformulé» ;)

Car en effet, si je garde confiance en mon « droit à être » et en ma capacité à répondre aux besoins d’Autres, c’est parce que je n’étalonne plus mon jugement sur de l’argent, mais sur des sentiments.
Les sentiments ne font pas manger me direz-vous ? Ah, si, je vous assure que sinon je serais déjà mort de faim et dormirai dehors.

La crise ?
La crise monétaire n’existe pas. De l’argent il y en a. Où, c’est une autre question.
Pensez-vous qu’il y ait moins d’eau sur la planète que lors de sa création ? Et bien il a été prouvé que non. Des scientifiques se sont plongé sur la question. L’eau fuyante tourne en vase clôt sur la planète Terre1, comme l’argent créé ne disparait pas. Il ne disparait tellement pas que l’on continue d’en créer et de nourrir l’inflation. Alors où est l’argent de la crise ? Qui a les poches pleines et ne redistribue pas ? De qui va-t-on voir les poches craquer ?

Dansons, courrons, sautons, que l’on identifie les bourses pleines !

Car la crise, n’est pas du fait qu’il n’y ai plus d’eau sur la planète, mais qu’elle ne coule plus naturellement. Pourquoi ? Parce que retenue quelque part, elle servira mieux la soif de pouvoir. L’eau retenue dans un barrage emmagasine de l’énergie potentielle !..

Ou bien alors c’est que nous avons tous de l’argent… Nous sommes tous riches, mais avons perdu confiance en l’autre pour nous donner ce qu’il promet en échange de cet argent. Alors qu’il a ce dont nous avons potentiellement besoin. On s’endort sur nos Louis d’or, de peur que l’on nous les pique ?
Quand on voit du cheval dans la bolognaise, à juste titre !…

Alors où est passée la confiance en l’autre ?
Ou est passé l’envie de dépenser des plus fortunés ?

Moi je vous dis, notre crise monétaire n’est pas, c’est une crise de confiance en l’autre !!!

Et comment combat-on la peur de l’autre ?
En l’exterminant…ou… et bien on ne sait pas. On ne s’est pas, encore penché sur la question, car elle est compliquée. On a peur que la réponse ne nécessite de changer notre fonctionnement… et pourtant, c’est bien ce qui devrait arriver, si l’on n’a pas envie de laisser arriver un nouveau drame de société !

Note:
Un texte peut être un peu trop vindicatif, avec quelques raccourcis, mais j’ai plus envie de le publier que de le rectifier, alors voilà !

1. update: apparemment la quantité d’eau sur Terre a diminué:

« En étudiant l’évolution du ratio de certains isotopes de l’hydrogène en présence dans l’eau, nous avons pu déterminer que les océans ont perdu environ un quart de leur masse durant les 4 derniers milliards d’années »
Emily Pope – Chercheur au Muséum d’Histoire Naturelle du Danemark
Source: sciencenordic.com – 2012

Mon info datait d’il y a environ 10 ans, à en discuter dans la voiture avec mon père ;)
Qu’est ce que cela nous dit sur la validité de ma comparaison ?

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