L’innovation, une mixité de bons sens libres

Tourniquet des fourmis

WordCloud-Innovation_DavidTribal

L’innovation est un soucis récurrent pour toute entreprise.
Mais qui en est demandeur en premier ?
Le client.
L’envie de renouveau est inhérente à l’humain.
Alors comment créer du renouveau en continu pour faire rentrer des sous-sous dans la cai-caisse ?Thomas PEAUCELLE

« L’innovation, elle n’est pas tellement dans les grosse structure, elle est dehors. Elle est dans le petit entrepreneur et l’étudiant qui invente une chose chez lui le soir. L’innovation de demain je la vois plutôt comme un HUB qui permettrait de connecter diverses parties de différents environnements. »

Thomas PEAUCELLE – Directeur Général délégué – COFELY INEO
en Direct à 24H sur la Terre le 5 Déc 2014

En fait, il parle d’une mixité de personnes librement créatives, provenant d’horizons différents, se mettant en relation au service d’un but commun d’innovation.

Il parle donc de ponts mettant en relation des personnes d’éducations diverses, qualifiées chacune sur un thème transverse, se mettant au service d’un projet commun.

C’est en fait déjà le cas d’une entreprise non ?
On prend des éducations différentes et on les fait fonctionner en relation, chacun dans sa spécialité au service du but commun: celui de l’entreprise.
Mais alors où est-ce que l’on perd la qualité innovante ?

Et bien il nous faut une mixité de personnes librement créatives !
C’est bien de créativité libre dont on parle lorsqu’il s’agit de « l’étudiant qui invente un truc dans son garage » ou du « petit entrepreneur ». Car qui les a poussé à créer ?
Personne. C’est une création qui provient d’eux-même, éventuellement une nécessité ou une envie personnelle. Et qu’est-ce qu’une « en-vie » sinon quelque chose qui nous fait nous sentir plus vivant ?

Il ne manque plus que la mixité, au delà des horizons différents.
L’idée de mixité, c’est de prendre des profils différents, oui, mais de les sélectionner de manière variable.
What ?
Et bien si je prends toujours le même architecte (ici l’architecte est celui qui souhaite faire exister la bâtisse) avec le même conducteur de travaux et les même ouvriers, je n’aurai que des maisons très semblables.
Si par contre je conserve mon archi et le fait travailler avec un autre conducteur de travaux et d’autres ouvriers, j’aurai un résultat sensiblement différent. Car chaque être humain est différent et donc chaque interaction entre eux, et chaque solution au problèmes qui se posent.
On gagne en innovation, du fait du mélange social, mais on perd cependant ici en reproductibilité. Et oui, si chacun y met du sien, on ne va plus s’y retrouver. Et on entre dans un univers incertain (voire chaotique).

Alors l’architecte va souhaiter soit que le conducteur de travaux soit toujours le même, soit s’il change, que le nouveau soit finement sélectionné par lui et qu’il se plie à ses demandes, ainsi que son équipe, et qu’ils fassent exactement comme faisaient les autres; ce qui nécessite une formation.

Alors…que souhaitons nous ?
La certitude d’obtenir une bâtisse toujours égale à la précédente,
ou bien prendre le risque d’obtenir des bâtisses toujours différentes (innovantes) ?

Qu’importe le style, encore faudrait-il être sur que les bâtisses plaisent et soient bien faites quoi qu’il en soit ! Avec du bon sens en soi.

Alors que mon conducteur de travaux et ses ouvriers soient différents ou pas, il est important pour l’architecte de pouvoir leur faire confiance. Confiance sur leur manière de bâtir (vérifiable), mais surtout confiance sur leur manière de résoudre des problèmes et de les reporter.
Confiance sur leur capacité à suivre ce qui a été prévu et leur intelligence à réagir face à l’imprévu. Il me semble que c’est avoir confiance en leur bon sens !…

Ainsi donc si l’on souhaite du rendement, on ne confiera de « marge de manœuvre » qu’à ces personnes dignes de confiance que l’on aura finement sélectionner et les autres ne devront s’en tenir qu’à appliquer ce que l’on leur demande de faire.
Mais si cette personne a été finement sélectionnée par nous, c’est que nous la connaissons, la comprenons, qu’elle n’est pas trop imprévisible ni inconnue, et qu’elle ne nous met pas trop en inconfort.

Mais alors comment cette personne pourrait-elle me permettre d’innover si elle me ressemble tant ? Elle n’est plus que connue et prévisible…c’est en fait ce que je souhaite pour mon confort.
Me voilà donc confortablement installé face à un empire de choses connues et prévisibles demandant à certaines personnes: « Soyez créatives, il nous faut innover ! »

Pas si étonnant pour moi que les entreprises en place ne nous fassent pas rêver. Car c’est le propre de tout architecte que de vouloir maitriser son œuvre, de toute personne que d’être imparfaite, de tout individu client que de vouloir de la nouveauté.

Alors il nous faut des chefs d’entreprise (architecte) qui acceptent de re-prendre des risques régulièrement, des managers de confiance qui aient aussi un grain de créativité et une capacité de prise de risque au-delà des ordres données, des ingénieurs, techniciens et autres ouvriers qui, proches de la réalité, sachent faire preuve de bons sens dans ce pour quoi on les a employé, mais donc aussi réagir face à l’imprévu et faire remonter l’information du terrain, à un manager qui saura l’appréhender et la faire parvenir à un « chef » qui aura de la suite dans les idées, etc…

Ainsi donc,

  • maitriser la nouveauté, n’est pas chose facile,
  • le connu et le prévisible sont certitudes au service du rendement et s’adressent au confort, non à l’innovation,
  • L’innovation entend prise de risque et différence,
  • La prise de risque dans l’imprévu nécessite de la confiance en soi, en les autres et du bon sens
  • Qui dit formation dit reproduction, qui dit innovation dit sortie du cadre de la formation
  • Une sortie de cadre s’effectue par nécessité, envie, ou capacité à la prise de recul, mais toujours dans la liberté humaine et sa créativité à rester en vie.

On parlait d’une mixité de personnes librement créatives, provenant d’horizons différents, se mettant en relation au service d’un but commun d’innovation…

La créativité est inhérente à l’homme libre. La mixité provient des aléas. La différence est une prise de risque, tout comme le voyage vers l’inconnu, et le but commun, est a dessiner ensemble, en confiance.

WordCloud-Innovation_DavidTribal

Cofely Ineo fait partie de GDF SUEZ Energie Services
Ils sont experts en génie électrique, systèmes d’information et de communication, transports et mobilité.
Construisons ensemble la ville de demain ! disent-ils.
D’ici à ce qu’une grosse entreprise comme celle-ci innove réellement…enfin, laissons leur le bénéfice du doute.

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2 thoughts on “L’innovation, une mixité de bons sens libres

  1. Pascale kaplan

    Mais toutes les entreprises sont de bons outils, leur crédibilité vient de leur volonté à aller vers le côté bienveillant ou non bienveillant du développement qu’ils veulent mettre en marche avec les valeurs dont ils parlent…pour cela, c’est comme pour une personne qu’on rencontre pour la première fois, on la ressent sur ce qu’elle dit, si elle est crédible ou pas, ou bien s’il y a quelque chose qui cloche dans son attitude, sur ce qu’elle a fait dans le passé…mais je sens que le hic est là sur la taille qui peut engendrer de la lourdeur et de la coercition…c pour çà je crois que les grands groupes ont en leur sein des petites entreprises qui travaillent sur la nouveauté et prennent plus risques…

  2. Pascale kaplan

    J’avais entendu parler dans une émission d’une entreprise qui mettait à dispo de ses employés une salle pour s’isoler et travailler autrement, dans leur temps de travail….une sorte de temps de créativité libre…car l’un d’eux disait qu’il ne pouvait pas toujours avoir la même disponibilité d’esprit dans un espace partagé…et là c’était la confiance qui faisait la différence…rentable ou pas mais le lien à l’employé était différent et l’homme envisagé autrement, plus dans ses côtés positifs que dans ses côtés négatifs et profiteurs….çà rejoint là le point de vue sur l’homme des humanistes comme Carl Rogers…et toujours la confiance en l’autre à la clé….

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