Voyager: aller vers l’inconnu – Mais pourquoi ?

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DavidTribal_DSC07635_1500Voyager, cela revient à sortir de ce que l’on connait habituellement, non ?

Quitter le connu pour l’inconnu, le nouveau, l’exotique. Car l’Homme apprécie l’exotique lorsque le connu est devenu barbant. Il a la sensation de vivre une aventure, de découvrir quelque chose. Il a la « sensation ».

L’inconnu, l’inhabituel, remuent nos sens et nous font sentir vivant. Mais que faire de cela lorsque cet inconnu est devenu connu ?
Et comment gérer la transition entre le soi libre et sensible du voyage et le soi partie intégrante d’un équilibre global de la société de personne à laquelle il appartient. Son groupe…

Que ramène-ton dans notre bagage psychologique lorsque l’on revient de voyage ?

On est déboussolé, déconnecté, autre part. On a du mal à faire le lien entre « là-bas », et ici !
Les choses n’ont pas la même valeur. Autant pour les biens, que pour la vie et le temps.

Surtout lorsque l’on est parti/revenu en avion.

« Le corps voyage en avion, mais l’âme voyage par la terre »

Alors, quel rôle prend le voyageur lorsqu’il revient en société ?

DavidTribal_DSCN6146_mod2_1500Le Moi dans la Société

°°La vie est un puzzle dont les pièces évoluent constamment.
Tout est déjà là, il faut juste réattribuer à chaque chose sa place.°°

Le « Moi » social fait partie d’un équilibre global de l’environnement qu’il participe à constituer (le moi ;). Si l’être ne s’y sent pas libre (dans la société), la nécessité personnelle peut alors devenir suffisante pour prendre le risque de sortir de cet environnement. Une sortie qui peut être dangereuse mais qui apparait à cet instant nécessaire à la survie de l’être.

(lire se post sur « Les effets du stress sur la santé« )

 Fuite

Cela peut constituer une fuite si l’on tend à continuellement s’éloigner en tournant le dos à cette figure « du passé » sans en tirer aucun enseignement.

 Construction

Si par contre la sortie du milieu social constitue une prise de recul et une remise en question de l’équilibre établit (et jugé mauvais), elle peut devenir élément de construction d’une structure plus stable.

Changement (métamorphose ?)

Cette prise de recul et ré-étalonnage auto-centrée constitue un changement ou une évolution (que l’on s’affairera à rendre bénéfique).

 Système en place

Face à un système de manipulation psychologique continuelle, j’ai du sentir intéressant et nécessaire de me munir des connaissances et expériences nécessaires à ma liberté et mon autonomie. J’ai étudié puis suis parti voyager. Schéma de plus en plus courant… (en savoir plus)

Rentrer

°°Je pense que le vrai pari à relever c’est le retour, pas le départ…°°

Le soucis, est que le fait de se libérer de tout mène à ne plus appartenir à rien. Un chemin inverse consiste alors à reprendre pied volontairement dans un environnement dont les déséquilibres apparaissent clairement au conscient, comme cousus de fil blanc.

Y revenir signifie se soumettre à nouveau à toutes les influences en présence, espérant ne pas retomber dans les travers connus de cette situation.

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Il est alors un combat quotidien que de conserver la construction faite lors de la prise de recul face au naturel soumis aux influences qui tendraient à remettre en place les schémas connus habituels.

C’est une lutte entre le psychique et l’énergie de vie, la projection face à l’Être, le mental contre l’esprit/ou l’âme, comme on voudra.

DavidTribal_IMG_0967_1500Remise en question

Conserver dans un système donné une construction effectuée à l’extérieur de celui-ci, signifie soit trouver des similarités entre ces deux systèmes, soit remettre en question la construction, soit remettre en question le système…

Aujourd’hui entendant autour de moi de la part de nombreuses personnes heureuses, qu’elles suivent des chemins aux fondements similaires à ceux qui constituent « ma philosophie », j’aurai tendance à perdurer dans celle-ci, remettant donc nécessairement en question « le système ».

Versez un verre d’eau chaude dans une piscine d’eau froide.
L’eau n’en sera pas pour autant tiède. Il faudra un certain nombre de verres pour modifier la sensation globale.

Fou

Vis-à-vis de son environnement, on reste cependant différent. Si l’on est intègre et ne transforme pas tout cela en quelque chose de connu, on ne correspondra alors à aucun schéma existant, risquant alors d’être montré du doigt, de passer pour fou, d’être seul.
Garder confiance en soi reste difficile. Car pourquoi faire ce que les autres ne font pas ? Ou ne pas faire ce qu’ils font ?

« Ce n’est pas un gage de bonne santé que d’être parfaitement intégré dans une société profondément malade » – Krishnamurti

« Ce qui distingue le fou du génie, c’est la réussite. »
– Einstein

Matrice de passage

eulerJ’emploierai ici une analogie avec un procédé mathématique.
Ceux qui ont déjà réalisé des graphiques comprendront. Ceux qui ont déjà mal à la tête peuvent passer directement au point suivant ;)

Un point A situé dans un repère R1 à 3 dimensions X1, Y1, Z1 a pour coordonnées dans ce repère (X1a, Y1a, Z1a).
Ce même point de l’espace, verra ses coordonnées changer si on les exprime dans un autre repère R2: (X2a, Y2a, Z2a).

Pourtant c’est bien le même point, mais il faut faire référence à des coordonnées différentes selon que l’on exprime sa position dans R1 ou dans R2.

Et bien connaissant la position relative des repères, on peut en déduire un système d’équations permettant de passer d’un triplet de coordonnées à l’autre, pour tous les points de l’espace.

Aujourd’hui, on ne peut passer d’une chose à une nouvelle, si l’on ne fait pas la jonction entre celles-ci. Il faut lier la nouvelle manière de voir les choses (R2) à l’ancienne manière de voir les choses (R1). Et ce sont par des petites transitions que l’on pourra évoluer sans blocages.

Mobilisation globale

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Manifestation pour le développement durable, RIO+20, 2012

L’intérêt ici est que diverses personnes d’une génération plus ou moins proche de la mienne en arrivent au même comportement. Des groupes conséquents et « éduqués » (par le système pourtant actuel) se constituent autour de causes différentes allant pourtant dans la même direction: plus de sens, de transversalité et d’échanges.

 Partage personnel

Voilà donc pourquoi je partage certains points de cette « philosophie » transformée par ma subjectivité et mes expériences personnelles.

 

 

Disclaimer – Chacun ses nécessités

Il n’est en aucun cas question de vous dire de « faire de même ». Chaque personne née dans des conditions particulières et soumises aux influences qui ont été les siennes a des nécessités qui lui sont propre. Ce que je dis provient de mon expérience de vie. Vous en prendrez naturellement ce qui résonne, ce qui fait sens, et le laisserez s’exprimer au moment opportun, de manière consciente ou inconsciente. Mais sachez que si vous me lisez, m’entendez ou encore me voyez, je vous aurai influencé.

°°Nous sommes le point de convergence de toutes nos influences et leur expression par notre Être, influençant à notre tour notre environnement.°°

Résistance du mental

La résistance au changement du mental est bien connue, ce dernier ayant peur et flemme à remettre en question sa logique alors en place.

Il consiste alors en une nouvelle manipulation psychologique que d’amener cet esprit à l’acceptation du nouveau par des modifications graduelles des fonctionnements, plutôt qu’une brutale. C’est la grenouille dans l’eau bouillante.

Inconnu

Le Nouveau fait peur par sa part d’Inconnu et d’Incertains, tandis que le connu lui, rassure même s’il n’est pas forcément meilleur. On donne plus d’importance à la sensation de perte qu’au gain potentiel (sauf si l’on a envie de jouer et que le gain potentiel est x fois supérieur à la perte, la valeur x dépendant de l’individu).
Il est bon de faire sentir par l’expérience ce que l’on a à gagner au changement… ça rassure.

En conclusion

Qu’est ce qu’aime l’Homme ?
Découvrir, voyager, être divertit par le nouveau, se sentir vivre, aimé, s’accomplir, échanger…

De quoi l’Homme a-t-il peur ?
L’inconnu, l’incertain, l’autre, l’ennuie, que l’on trahisse sa confiance, la mort…

Arbre&Pirogue-cutVoyager, mêle intelligemment peurs et envies de l’homme ;)
Ne se rappelle-t-on pas de nos expériences les plus marquantes, en terme de danger ou de réussites ?

C’est une prise de risque nécessaire.
On pourra hésiter entre rester chez soi et partir à l’autre bout du monde avec un sac à dos…
A chacun sa nécessité !

Alors si « voyager » a pour première conséquence de remuer les idées, peut-être peut-on se demander à l’inverse:

Qu’est-ce qui habituellement me remue les idées, émotions, hormones ?

J’y répondrais personnellement:
rencontrer des gens, lire, regarder un film, écouter de la musique, manger, sentir, découvrir quelque chose d’intrigant, être amoureux, bouger, bricoler, pleurer, avoir mal, voyager…
Tout ce qui remue mes sens et mes sentiments !

Le voyage semble à portée de main, la vision claire également, avec attention.

A lire:
20150206_Voyager-Ensoi-DavidTribal

Les jeunes qui partent à l’étranger
Rien de fabuleux, juste quelques articles qui en parlent

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One thought on “Voyager: aller vers l’inconnu – Mais pourquoi ?

  1. Pascale kaplan

    YES !!!!!!!! You dit it !

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