Les 7 choses qu’apprend tout voyageur solitaire

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Le terme « solitaire » n’a rien de péjoratif en voyage.

« Le voyage solitaire c’est ton reflet dans le réel »

,écrivais-je lors de mon voyage en Amérique du Sud.Capture d’écran 2015-11-12 à 20.55.33

En effet à voyager seul, c’est notre Être intérieur qui s’exprime à chaque pas. On apprend le choix, le libre arbitre, les rencontres l’adaptation, j’en passe et des meilleures.

Du coup, si chaque jour je suis libre de décider où je vais, qu’à chaque rencontre coïncidente je découvre l’autre, c’est aussi moi que je découvre sur ce chemin.

On se disait avec mon ami Jay,

« Si au final tu te retrouve dans les mêmes situations que chez toi à l’autre bout du monde,  n’est-ce que pas qu’elles t’appartiennent et fond partie de toi ? »

Je vous laisse y réfléchir.

Voilà toujours ce que nos amis de RoughGuides ont mis en points:
(leurs points traduits de l’anglais, avec mes explications, vous verrez que la logique se suit)

1) On rentre toujours avec beaucoup de nouveaux amis

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En voyage solitaire, on rencontre plus facilement du monde.
La nécessité fait qu’on a moins peur de se projeter vers l’autre, de lui parler…et puis souvent l’autre est aussi voyageur et a la même nécessité.
Mais les gens nous apportent aussi plus d’attention lorsqu’ils voient qu’on est seul et étranger (perdu et sans défense en soi). Certains connaissent cela, d’autres nous imagine à la place de quelqu’un qu’ils connaissent, et d’autres sont tout simplement ouverts.

2) On peut nouer contact avec des locaux d’une manière propre aux voyageurs solitaire

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Lorsqu’on est seul, on apprend à parler la langue locale beaucoup plus rapidement, du fait de la nécessité, encore une fois. Comme si notre corps et notre cerveau était plus volontaires à l’apprentissage parce que seul dans un environnement inconnu.
On échange plus facilement un « Bonjour », un sourire, on est plus ouvert à l’extérieur et l’extérieur est aussi plus ouvert à nous, moins craintif. Seul, on ne représente pas une grande menace. Alors aussi du fait de prendre sa décision tout seul, on crée facilement le contact, on se laisse facilement inviter à manger, à dormir, si on avait des plans pour le lendemain, à nous seul de faire le compromis entre ce qu’on gagne et ce qu’on perd.

3) On est libre de s’aventurer où l’on veut et c’est un sentiment génial

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Nous voilà chez un local après un simple échange de sourire initiant toute une conversation. On avait prévu de… tous ces plans sont déjà oubliés, emportés par le goût de l’aventure et de l’inconnu. On est invité à travailler dans les champs, découvrir l’usine de production, déjeuner avec la famille…tout ça est une expérience géniale pour nous, de finalement découvrir le quotidien local que l’on nous a ouvert de cette manière, aussi parce qu’on est « voyageur », et étranger.
Mais on peut aussi décider d’aller à gauche plutôt qu’à droite, monter dans un bateau qui n’inspire pas confiance etc… tout ça, c’est juste un compromis avec soi !

4) On ressort avec une connaissance approfondie de notre destination

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Pour avoir vécu localement, pris des risques, vécu des histoires pas croyables avec des personnes qui se lâchent parce que l’on sort de l’ordinaire, pour n’avoir pas connu les chemins tracés par l’habitude du lieu, pour avoir goûter aux mets locaux et dormi sur la plage parce qu’on ne voulait pas payer une chambre ou qu’il parait que c’est cool, pour ne pas avoir eu de la famille, des amis qui pourraient vous juger, pour avoir choisi temporairement la solution à l’opposé du confort, on a fait et connu tellement plus de choses diverses en voyageant…
Aussi, ne connaissant pas les us et coutumes, on a poussé des barrières que l’on n’oserait pas pousser chez nous.
Et puis parce qu’on est extérieur à tout ça, le petit vieu du village, le gardien du parc et tous les autres, ont pris le temps de nous expliquer un condensé de l’histoire du lieu pour qu’on le ramène avec nous.
Nous, extérieur à tout cela, on a du recul, on peut se placer, on peut juger et comprendre, mieux que si l’on y vivait, baigné par l’inconscient collectif.

5) Il y a quelque chose de libérateur dans le fait de voyager dans un endroit où personne de vous connait

Juli, Moi et Pablo, lorsque l'on jonglait au feu tricolore à Cuenca Equateur pour payer notre logement et nos repas
Juli, Moi et Pablo, lorsque l’on jonglait au feu tricolore à Cuenca Equateur pour payer notre logement et nos repas

Ha ça, qui n’a jamais connu le fait de crier dans les rues d’une ville endormie qui n’est pas la sienne ? Heu, bon…Non mais franchement, tout le monde connait ça de se libérer plus parce qu’il ne connait personne alentours, ou n’est pas dans une zone d’habitudes. Notamment lorsque les gens ne parlent pas la même langue.
En fait, on laisse un peu tomber le « qu’en dira-t-on? » et c’est pas plus mal. C’est comme enlever un lourd manteau, on se sent plus léger. « Ca a moins de conséquence ici… » …enfin, tant que l’on n’y reste pas trop longtemps… dans le respect et la bienveillance bien évidemment.

6) Seul, le temps est salutaire et on n’en a jamais assez

Rio, plage d'Ipanema
Rio, plage d’Ipanema

Quand j’étais petit, je en sais pas si j’aurai dit la même chose. Je pense que j’avais plutôt envie d’aller chez les potes. Aujourd’hui, seul, c’est un peu comme si on se retrouvait…petit peut-être. Hors des influences extérieures, notamment des influences habituelles, on redécouvre de nouveaux aspects aux choses, on redessine notre propre point de vue, notre ressenti, notre vision et appréhension des choses.
Comme si redécouvrir tout cela pouvait être sans limite.

7) La distance vous permet de mieux apprécier qui est important à vos yeux

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Les potes à un anniversaire !!!

On ne se rend jamais mieux compte de ce qu’on a quand on le perd. A distance, ce n’est pas encore perdu, mais l’expérience de la proximité est prohibée. On a le temps de sentir ce manque, de remettre en question les relations, de comprendre ce qu’elles nous apportaient et nous prenaient… C’est aussi souvent qu’en rentrant l’on a perdu de vue certaines personnes. Pour le bien ou pas… les autres ont aussi vécu leur voyage et ont appris à faire sans nous. Seul les liens les plus forts se reconstitueront facilement.

Allez, y z’ont rajouté des points, alors je les commente aussi…

8) La distance vous enseigne que certaines personnes que vous pensiez être importantes, ne le sont réellement pas

Bon, sur ce point là, on dirait que l’auteur des points à eu un chagrin…personnellement je n’ai pas eu ce sentiment. Cependant, il est réel que cette prise de recul comme je l’ai dit au-dessus, permet de faire le point et d’apprécier les choses sous un autre angle. Alors si vous vous fourvoyiez vous-même, c’est un des moments où vous risquez, seul, avec l’expérience de votre être profond, de prendre conscience de certaines choses. Un peu comme une psychothérapie…

9) Quand on se sent un peu seul, on est plus créatif

Dans ma chambre à l'Hostal Majache, Cuenca, Equateur
Dans ma chambre à l’Hostal Majache, Cuenca, Equateur

D’après moi, on n’est jamais plus créatif que quand on n’a pas la solution… et surtout en voyage quand on sait que l’on doit se débrouiller tout seul !
Ca a été hallucinant comme j’ai été plus créatif en voyage et encore en revenant.
Non seulement j’improvisais plus facilement, je chantait plus facilement, j’inventais des chansons plus facilement, j’avais une meilleur répartie, je créais plus facilement et je pouvais du coup monter sur scène ou être face à du publique avec encore moins d’appréhension. Aujourd’hui, cette appréhension et cette créativité se sont amenuisées, pourtant toujours présentes au fond, mais comme affaiblies par ma situation en société.
Aussi, en voyage, on lâche plus prise, on se juge moins, on est moins jugé, et surtout le temps prend une autre valeur, ce qui nous permet de prendre plus facilement le loisir de créer.

10) Parfois, c’est amusant de prétendre que l’on est le seul touriste au monde

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Bon, heu, déjà je différencierai « Touriste » de « Voyageur ». Le premier ne prenant pas les mêmes risques, ne voyageant pas dans la même temporalité, ne remettant pas son confort en question et donc n’étant pas forcé à l’adaptation. Le « Voyageur » a des valeurs de voyageur, s’adapte, se fond, philosophe au travers de son voyage.
Par contre, parfois on se sent effectivement un peu unique au monde lorsque seul « étranger » parmi des locaux, et dans une situation incongrue. On se sent privilégié.C’est d’ailleurs amusant de se faire appeler « le français », ce qui est bien signe du fait que l’on soit le seul de cette nationalité dans le coin… :)

Il y aurait encore beaucoup de choses à dire, sur le voyage et surtout le voyage en solitaire, mais je les aborderai dans d’autres posts, et peut-être sous d’autres angles.

En attendant, voilà la petite vidéo qui va avec les points précédent !

A bon voyageur,

Salut!

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