De figer à la créativité il n’y a qu’un pas, relier

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Comme je disais à Papa tout à l’heure, qui me demandait pourquoi je passe tant de temps gratuitement à écrire sur un blog…

Si tu écris tu pose,
lorsque tu pose tu fige,
et si tu fige, tu permet que cela soit vu, lu, pris, assimilée pour transmettre et faire référence
faire exister.

Tu permet que ce que tu pense, en le cadrant, prenne sa liberté chez celui qui le lit.

Les choses tangibles se transmettent
mais restent imparfaites
tant que déliées du reste.

C’est le fait de remettre en corrélation, relier, faire des liens qui permet aux choses de ne pas être uniquement ce qu’elles sont, mais de s’inscrire dans une démarche d’évolution et de créativité.
C’est le fait de permettre et de laisser les liens se faire qui ouvre au nouveau et au non figé.
Car tout est mouvement.

Moi aujourd’hui, je suis dans une démarche très solitaire, peu impacté par les avancées parallèles de mes confrères cogénérationnels.

Peut-être non pas par manque d’intérêt, mais par soucis de me construire suffisamment moi-même sans prendre les autres pour référence, sans me faire écraser par le

« Il l’a déjà dit, il le fait mieux que moi… »

qui me ferait me taire et perdre de ma confiance en moi. Car même si toute similarité il y a, c’est forcément différent si celui qui le fait c’est moi.
J’y apporterai d’autres biais au travers de mon histoire et même si on arrive au même point de conclusion, c’est juste certainement que c’est une réalité commune profonde mais avec 2 histoires différentes.

Cela me fait penser à ce jeune indien que j’ai rencontré durant ma traversé du Brésil.

Je vous voit déjà imaginer un petit indien mignon et rondouillet, mais que néni. Lui il était, au teint indien, mais grand, beau et fort ;)
Pank’s il s’appelait. Je vais vous la faire courte car on pourrait en dire beaucoup.

En gros, je me suis retrouvé à côté de lui dans le bus par un très grand hasard, puis ne m’en suis pas séparé durant les 5 jours suivant. Non pas que je soit gay, mais on a rencontré chacun en l’autre un peu comme une âme soeur, frère en l’occurrence.
J’entends par là le fait que malgré nos chemins de vie largement différents, on en était arrivé à une philosophie similaire et vivions sur la même longueur d’onde.
Comme si en empruntant 2 chemins totalement différents, on s’était retrouvés, par coïncidence, au même endroit, au même moment avec une même vibration (ne vous en faites pas, je suis ingénieur ;)

Revenons en à nos moutons.
J’aime à dire qu’

on n’est jamais plus créatif que lorsqu’on n’a pas la solution

C’est à dire que tout reste possible et que si l’on souhaite réellement parvenir à quelque chose (cela a à voir avec l’envie et non la volonté;) on saura trouver des stratagèmes jusque là insoupçonnés, d’où l’innovation.

Mais cela sous-entend le fait de créer, de faire des liens à partir de l’utopie, vers ce qui sera, en passant par ce qui est. Et c’est bien ce qui est qui va influencer notre brainstroming et nos idées…
…d’où l’idée, justement, de s’inspirer de réalités diverses et lointaines pour faire des liens du plus profond qui soit, mais avec ingéniosité et pragmatisme au final.
Car

n’est innovation que ce qui fonctionne physiquement et est adopté humainement.

Voilà l’avènement des Smart Creatives qui des cadres que l’on leur a imposé ont la force de se dépatouiller pour réfléchir et créer en mixant le film de leur ressentit et de leurs pensées.

Du fait de figer à celui de créer, nous y voilà, la boucle est bouclée.

La solution ?

A toi de la retrouver.

Une métaphore visuelle

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J’avais acheté une petite citrouille à l’épicerie paysanne à côté de chez moi.
Je l’avais conservée en exposition parce que je la trouvais jolie, orange et bombée. Petit à petit elle a moisi et prit des traits de vie. Voilà de quoi faire une photographie sympa.

Mais comment me défaire de son ombre ?
En déportant l’ombre plus loin avec un socle pour la surélever, le soleil étant rasant.

Quel rapport ?
Trouvez vous la première image innovante ?
Photographier c’est figer, pour montrer, transmettre.
Pour relier la citrouille au sol, tout en évitant son ombre, j’ai réalisé un pied en fil de fer, en spirale pour l’aspect graphique.
De l’utopie (photo sans ombre) à ce qui est devenu (la photo actuelle), en passant par les influences de la réalité de ce qui est (la citrouille, le fil de fer que je travaille régulièrement).

Entre les deux, la capacité à faire des liens qui n’existent pas, à ma manière.

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2 thoughts on “De figer à la créativité il n’y a qu’un pas, relier

  1. Anonyme

    Sortir du cadre imposé par les autres pour créer le sien, singulier…l’innovation de soi en quelque sorte…c’est la liberté d’être soi même en somme…

  2. Anonyme

    Belle métaphore qui parle bien je trouve…la belle petite citrouille, toute jolie, orange et bombée, comme des joues de bébé, d’enfant…et qui a pris des traits de vie, qui a un peu vieilli en somme, comme une personne…et qui légère, trouve à s’émanciper de son ombre, reportée bien plus loin, avec un pied en spirale qui l’élance vers les airs…tout est dit !

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