La sociologie, et moi

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D’après une discussion que j’ai eu ce soir, il semblerait que la sociologie souhaite se poser avec objectivité:

il n’y a dans cette approche ni bon ou mauvais, ni mal ou bien, ni beau ou moche, ni vicieux ou vertueux, ni ouverture ou fermeture.

Dans ce postulat la mort est acceptable, l’humanité rien, et tout est totalement transitoire et insaisissable. On peut le voir être, mais tant pis pour le reste. On observe…

Cette approche s’apparente a des philosophies de l’Être et du non jugement:
« Le mental doit cesser son vacarme et laisser place à l’être, l’observation, la présence à l’instant ».

Dans ce cas demain n’importe pas et ma vie n’a aucune importance…sauf qu’à la différence du précepte sociologique, il s’agit quand même de « prendre soin de soi ».
J’estime donc que ma propre survie a un intérêt et que je dois agir dans cet intérêt…

A mon interlocuteur j’ai rétorqué, que le fait même de se positionner avec objectivité est un parti prit, et qu’un parti prit est subjectif, et donc contraire à l’idée d’objectivité même.
Ce que je souhaite montrer par là, est qu’aucune approche n’est meilleure qu’une autre ou ne peux prétendre être « la bonne », du fait même que chacune ait sa propre subjectivité. Ainsi on pourra accepter l’approche religieuse, cartésienne, pragmatique, humaniste etc… mais aucune n’est parfaite, aucune n’a raison, aucune n’est universelle et absolue.
Ce qui reste intéressant cependant, c’est de voir comment se place relativement les approches par rapport aux autres, quels sont les partis prit, les hypothèses de base.
Car tout n’est que relatif et l’absolu n’est rien, ou tout.

Ce qui m’intéresse également, c’est le fait qu’il faille être vivant pour parler de la vie. Et ça c’est déjà un parti prit ! Car être vivant nous fait vivre dans l’application des lois de la vie.
Je dois donc être vivant pour formuler le fait que je suis vivant et l’estimer comme véridique. Voici une première expérience de l’idée que la boucle est bouclée, que tout est dans tout, tout est lié et les phénomènes s’auto-démontrent.

De ce fait, l’approche est biaisée et ce qui m’intéresse dans ma recherche de compréhension et de « conceptualisation philosophique », c’est de permettre à l’Être de se développer vertueusement, de développer son ouverture à l’extérieur et sa créativité. Voilà mon parti prit, et je l’estime tout aussi valable qu’un autre.

Je remplace dans mon vocabulaire tant que faire se peux, « bon » par « vertueux », et « mauvais » par « vicieux ».
Je vois chaque chose relativement placée sur le trait d’une spirale infinie en 3 dimensions. Un peu comme un copeau métallique, une spirale anti-moustique qui ne serait pas à plat et suspendue par son centre, ou encore une spirale dessinée dans un entonnoir:
l’idée est que la spirale se referme en descendant et s’ouvre en montant.

Le sens de la vertu est alors celui de l’ouverture, vers le haut, et le sens du vice, celui de la fermeture, vers le bas (tout ceci n’est encore une fois que subjectif et n’a pas d’orientation réelle).
En effet j’estime l’ouverture d’esprit vertueuse, et la fermeture d’esprit vicieuse, en terme de fonctionnement vivant. Ainsi l’être vicieux iraient vers sa propre perte (car en opposition au phénomène naturel) et l’être vertueux concourrait au développement heureux et agréable du reste de la nature.

Le sociologue dira certainement « La Nature s’en contre-fout », et moi je pense que pour « prendre soin de nous » sur le long terme, nous devons apprendre à vivre en corrélation respectueuse avec la Nature, car nous sommes Nature, vie.

Pourquoi ne serait-il pas intéressant de parler de la vie, du point de vue d’un être vivant que je suis, tout influencé par son mental et son passé soit-il…?

Car j’essaie de vivre dans ma réalité, et du fait de développer ma réflexion autour du premier principe de « prendre soin de soi » pour ensuite pouvoir interagir vertueusement avec les Autres, je me place subjectivement en tant qu’Être individuel.
J’essaie pourtant de me rapprocher de ce que nous pouvons avoir d’universel, de commun et donc de semblable dans notre qualité d’être, et donc que l’individu subjectif que je suis partage avec les autres individus. D’où l’une des questions première de la philosophie:
qu’est-ce qui différencie l’Homme de l’Animal ? (l’Homme pouvant être définit comme un animal évolué, mais dans quel sens..?).
Je ne la développerai pas aujourd’hui, mais affirme que de mon point de vue, l’ensemble des  Hommes a des bases communes, ainsi qu’avec l’ensemble des animaux, et du reste des « choses » existantes dans « la vie » / l’Univers.
Tout ceci pourra être appelé « Nature » et répond aux lois… de la Nature dans des expression plus ou moins différentes et reconnaissables par l’Homme.

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Etourneaux sur une grue à Marseille hors saison habituelle… Crédit Photo: Nicolas Kaplan

Mon approche est également certainement plus « spirituelle » que sociologique ou ethnologique, ou mathématique, etc… et s’exprime d’une manière certainement plus proche de la philosophie que d’autre chose.

Enfin, j’entends pas philosophie, la conceptualisation non rigide des phénomènes de la vie tels que l’Homme est capable de les appréhender jusqu’alors. C’est à dire que les phénomènes qui régissent nos vies sont infiniment complexes, mais que leur partie « connue » est exprimée au plus essentiel par l’Homme au travers de « la philosophie ».

Je terminerai par citer mon interlocuteur:
« Au début je pensais que tu étais un artiste qui se donne un style, mais j’ai été content de te découvrir avec cette réflexion. » (en gros)

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