Pouvoir passer à autre chose…

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Voilà pourquoi j’écris beaucoup moins dernièrement (une des explications en tout cas):

Rédiger un article prend beaucoup de temps.

Il faut avoir une idée du contenu, parfois venue sous une impulsion, une inspiration, parfois parce que c’est un sujet qui revient régulièrement dans ma tête ou parfois juste parce que plutôt que de mener un chemin de pensée dans ma tête, je le mets en forme pour le partager.

Pour transmettre, il faut mettre en forme, pour mettre en forme il faut des compromis, et qui dit compromis dit décision, sélection, abandon… le premier de ces compromis étant lors de la formulation: mettre en mots !

C’est un peu comme lorsqu’on essaye de raconter un rêve qui nous semble très clair: on se rend toujours compte qu’il manque des liens logiques…également un peu comme quand on essaye d’expliquer un cours dont on sort: on est face au fait qu’on a d’avantage suivi le déroulé de quelque chose qui nous est extérieur, que réellement construit des liens de compréhension transmissibles à autrui. Il faut s’approprier le sujet avant de pouvoir en parler efficacement.

Pour la transmission par rédaction, il faut formuler, accepter l’imperfection, et réaliser ce petit tour de force de mise en mot et en forme, en un temps « raisonnable ». Raisonnable eu égard à sa propre vie: l’heure du diner, les deadlines, et les autres choses qu’on a à faire… surtout celles qui nous lient aux autres par aspect social ou financier ;)

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Perfectionniste et établissant de multiples liens entre de multiples sujets, avec un intérêt dont la profondeur reste inexplorée (heureusement), ces « défauts » relatifs m’amènent à faire l’état de fait que j’ai débuté 89 rédactions sans jamais y revenir et donc sans les publier. 89 fois commencer à écrire, passer du temps devant cet écran, essayer de formuler, rechercher des informations pour consolider mon propos et le documenter…pour que ces lignes restent dans une base de donnée WordPress.

Accepter l’imperfection, c’est ça qui est difficile. Accepter que ce que l’on dit puisse être « plus ou moins précis », voire « plus ou moins juste » et même « plus ou moins fondé », et donc « plus ou moins critiquable ».

Je ne crois pas que ce soit la critique qui me retienne, sinon l’envie de m’associer à un contenu de qualité. Au moins faire de mon mieux pour ne pas aggraver la perte de sens ambiante.
J’ai aussi pour souhait d’expliciter et de mettre à portée certains sujets mal connus ou complexes, ou encore des réflexions issues de mon expérience personnelle.

J’ai appris cependant à travers ces articles non parus et ces photographies non publiées, que

°°Mieux vaut imparfait que pas fait°°

…et pourtant je continue de produire beaucoup plus de médias (photos, vidéos, sons, textes) que ce que j’en partage. Alors je fais de mon mieux pour apprendre de moi-même et essayer d’évoluer. J’associe cette pensée au devenu célèbre en quelques années: LÂCHER PRISE. Pourtant je le connais…mais ce con là, c’est antinomique de le CONNAITRE…il est juste intéressant de le pratiquer.

Mais je m’écarte encore du sujet initial, et oui, comme souvent…mais vu que je n’ai pas envie de changer le titre de cet article, je vais tenter de revenir sur le droit chemin.

Pouvoir passer à autre chose…

Faire son lit, ranger sa chambre, terminer… on a essayé de nous inculquer ces valeurs de bases, mais pourquoi ? D’après moi, terminer et laisser propre, comme me disait ma maman petit…

« Un bon chef cuisto n’a terminé de faire la cuisine que lorsqu’il a tout ranger et que sa cuisine est de nouveau propre. »

, terminer et laisser propre donc, c’est une manière non seulement d’accomplir et de se sentir plus fort et construit par ce nouvel achèvement, mais aussi du coup, une opportunité pour repartir sur des bases saines, boucler la boucle.

Je m’explique:

Qui n’a jamais été ravis de rentrer chez lui après un week-end ou un voyage, et de retrouver sa maison comme il l’avait laissé ?

J’ajouterai même plutôt, que ce ravissement que je cite, est surtout présent lorsque je rentre chez moi et que je me suis fait la surprise d’avoir tout rangé avant de partir, plutôt que de rentrer dans mon bordel d’avant le départ.

En effet, par dépaysement et appréhension d’un environnement nouveau, le « voyage » que j’ai vécu hors mes murs m’a permis d’évoluer et de réorganiser ma pensée, tandis que si je n’ai rien rangé, revenir chez moi me replonge en arrière. BAM, retour chariot forcé !

Ranger sa chambre et faire son lit, c’est un peu comme avoir nettoyé la cuisine, fait la vaisselle, rangé son atelier, ou rangé son appart avant de partir pour mieux y revenir: c’est une opportunité pour mieux recommencer.

Car la vie étant impermanence, nous vivons de nouvelles expériences, nous évoluons, nos pensées évoluent, notre organisation d’esprit évolue, et donc notre environnement doit nous permettre ces évolutions, tout en restant suffisamment stable pour ne pas trop nous déstabiliser.

Et puis ranger, c’est aussi une occasion de remettre en question l’ordre établit et pourquoi pas de ranger différemment en faisant évoluer ses classements et choix précédents. En le faisant physiquement, cela permet en même temps à notre esprit de faire le chemin psychologiquement et de faire évoluer sa structure de pensées !

Terminer ou Remettre en ordre pour pouvoir passer à autre chose, c’est ce que je m’emploie à faire avec ma propre vie et mon propre passé dans une logique d’évolution par petits pas. J’accepte sa lenteur mais reste confiant dans le bien fondé d’une telle démarche.

Mon problème étant, comme mentionné plus haut, la multiplicité et la diversité de mes attraits qui fait que je génère de nouvelles idées à chaque pas achevé. Je commence cependant à pouvoir voir un peu plus clairement ce qui se dessine et ce que cela raconte de moi et de ce que je suis naturellement.

Pour terminer, je vais donc relire rapidement ces lignes jetées sur l’écran dans le flux de la pensée, aller clore mes 2 autres articles en cours, et publier tout cela sans méfiances et sans peurs… pour demain repartir sur les sujets de demain ;)

Sacrée leçon pour un nouveau départ de nouvelle année non ?

(c’est bon, j’ai relu. Il y a encore des fautes ?..? Maintenant cocher les catégories auxquelles appartient cet article et trouver une image à mettre à la une…il est 1h16, il faut que j’y arrive…)

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