Point commun: Le Transhumanisme, Shabbat, Les LowTechs, le Voyageur…

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J’écoute une conférence à propos du Transhumanisme.

Le transhumanisme c’est cette idée que l’humain va être amené à s’hybrider du fait de l’évolution des technologies. Que ce soit pour l’aider à vivre plus longtemps et plus intelligent, ou pour accentuer les différences et créer des problèmes que l’on n’a pas encore…

Dans cette conférence qui se déroulait ce dernier 14 janvier 2019 à l’Ecole Polytechniques de Paris (event FB), j’ai apprécié le discours d’introduction d’Amélie de Montchalin, député de l’Essonne, et la parole sage du Grand Rabbin de France Haïm Korsia.

Quant à la conférence du supposé spécialiste Laurent Alexandre, l’étalage de son parcours ni faisant rien, son ton est trop grandiloquent (mêlant hausse du ton, mots grossiers et langage scientifique, avec affirmation d’un futur et d’une supériorité…) pour que j’accorde une vraie attention à ses propos.

Shabbat, retour au savoir faire avec ce qu’on a

La table ronde qui suit mélange d’ailleurs Mr le spécialiste, Mr le Rabbin, et Mr le Philosophe.
Mr le Rabin a le bon goût de flatter Mr le spécialiste, tout en nuançant le discours qu’il a pu tenir pour le ramener à une hauteur plus humaine.

C’est à 1h27 (de la vidéo) que Mr Le Rabbin explicite l’apport du Shabbat selon lui en le mettant en parallèle du tout technologique. Je note ses propos, au sujet de ce que cette pratique lui impose :

« Je ne reviens pas à l’âge de pierre, je retrouve mon humanité.
[…] Je retrouve le sens d’être capable de me passer de quelque chose. {à propos des technologies}
[…] L’hypertechnicité nous donne plus de pouvoir, mais comme ce pouvoir nous tient, en réalité on a moins de pouvoir. Je pense qu’il faut avoir en permanence la capacité à se passer de cela pour ne jamais perdre de vue notre humanité réelle, avec ses failles, avec ses faiblesses. »

,conclut-il après avoir mentionné le fait qu’on ne connait plus par coeur les numéros de téléphone des personnes qui nous sont proches.

Savoir faire avec ce que j’ai

Ses propos m’intéressent car ils légitimes ma manière de faire:
même si je pourrais faire avec des outils, de l’électricité, un GPS, voire même faire faire par quelqu’un d’autre, je cherche souvent à être autonome et indépendant, lorsque je n’ai pas de soucis de rendement.

Low Techs, savoir faire intelligemment avec peu

La vague Low Tech intègre cette idée.
Low Techs pour Low Technologies ou « Technologies basses ». C’est une manière de parler de réalisations « basses » car à porter de tous. Elles s’apparenteront à des technologies car elles apportent un service important grâce à un stratagème pas forcément compliqué mais intelligent et mis à portée du bricoleur. Une Low Tech pourra donc souvent être réalisée à moindre coût, moindre connaissances techniques, moindre consommation énergétique.

Aujourd’hui les Low Techs ont le vent en poupe avec toutes nos remises en questions sur le gaspillage énergétique, le développement du Bio, le recyclage des déchets… J’y participe moi-même au travers d’un association qui s’appelle Low Tech Lab et dont nous avons lancé une succursale Marseillaise: Low Tech Lab Marseille.

Le Low Tech Lab a été créé à Concarneau (en Bretagne) par Corentin de Chatelperron. C’est un peu un ingénieur-aventurier et du coup voyageur.

Voyager, savoir faire avec la réalité

Le voyageur est toujours amené à devoir faire face à l’imprévu et à s’adapter. Voyageant, il se déplace avec peu de choses et doit faire preuve d’ingéniosité. Cette ingéniosité existe souvent localement. Il pourra apprendre des locaux. Mais il peut aussi faire preuve d’une inventivité transverse, fruit de la corrélation des ses différentes connaissances et expériences. Le voyageur est d’une certaine manière souvent amené à faire Shabbat malgré lui. D’une autre manière, le Shabbat amène le pratiquant à devenir une sorte de voyageur de sa vie faites d’habitudes. C’est une approche terre à terre.

Le transhumanisme, hors sol…

Le transhumanisme pose de nombreuses questions sur la place de l’Homme, mais surtout le devoir de réserve de l’Homme face aux possibilités que pourrait ouvrir l’Intelligence Artificielle. Car une intelligence artificielle n’est pas humaine, et demande de réfléchir à la distance nécessaire entre Homme et Machine. Mr le Rabbin nous rappelle donc que l’Homme n’a de pouvoir réel, que ce qu’il est capable d’accomplir par lui-même, dans l’expérience directe.

 

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